2012 sera l’année de Ferdinand Loyen du Puigaudeau
Une exposition temporaire prestigieuse et un cycle
de conférences à inscrire sur l'agenda
Enfin une légitime reconnaissance pour Ferdinand Loyen du Puigaudeau pourrait-on dire !
La ville qui développe une politique culturelle sans
précédent fort remarquée dans la presqu’île monte cette opération avec la complicité amicale et enthousiaste de plusieurs collectionneurs privés et passionnés par cet artiste qui vécu les
dernières années de sa vie au Manoir de Kervaudu.
Un hommage tout particulier puisque composée à la fois d’une exposition dans laquelle seront
produites des toiles jamais exposées auparavant et autour de laquelle sera donné un cycle de conférences données par Joseph Burlot (universitaire, auteur et conférencier), l’actuel
co-proprétaire du manoir de l’ancienne demeure de l’artiste ainsi que par Laurent Delpire, historien de l’art. Coup d’envoi dès ce vendredi 1er juin avec la révolution
impressionniste qui introduit l’œuvre de du Puigaudeau qui s’est nourrie et étoffée au contact des plus grands artistes créateurs des mouvements artistiques et des écoles qui ont marqué
l’histoire de l’art de notre pays.
L’exposition sera accueillie à l’ancienne criée, lieu emblématique de l’histoire de la cité devenu
aujourd’hui un lieu culturel incontournable très apprécié des artistes et du public, elle se déroulera du samedi 9 juin au 11 juillet et révèlera des toiles inédites provenant de collections
privées. Un grand moment mais aussi un grand voyage dans l’univers d’un artiste mondialement connu pour la facture sans doute unique de son œuvre picturale poétique qui doit tout à sa maîtrise
de la lumière faisant de lui « le luministe » référent.
Du samedi 9 juin au mercredi 11 juillet 2012 à l’ancienne
Criée
Exposition « le peintre Ferdinand Loyen du Puigaudeau »
Dans le prolongement de sa politique d’expositions temporaires, la Ville du Croisic propose pour la
première fois de présenter un artiste de renommée
internationale mais aux attaches locales: Ferdinand Loyen du Puigaudeau. Entrée
5€.
De 10 h 30 à 12 h 30 et de 15 h 30 à 18 h 30 tous les jours.
De 10 h 30 à 18 h 30, les samedis et dimanches
catalogue de l'exposition : 15 €
Les Conférences :
de gauche à droite : Laurent delpire et Joseph Burlot © Patrick
lehmann
Conférence « La révolution Impressionniste » par Joseph Burlot, agrégé
d'histoire
vendredi 1er juin 2012, hôtel de ville, 21h00
1863 marque un tournant dans l’histoire de la peinture du XIXe siècle. C’est l’année de la création par
Napoléon III du « Salon des Refusés » où le « Déjeuner sur l’herbe » de Manet fait scandale. Au même moment, meurt Eugène Delacroix, le maître de la peinture romantique.
C’est aussi cette année là que quelques jeunes peintres : Monet, Renoir, Bazille, Pissarro, Sisley décident de
quitter les ateliers parisiens pour peindre en plein air. Le groupe uni contre l’académisme, l’enseignement officiel, organise en 1874 la 1ère exposition que l’on baptise
« impressionniste » en référence au tableau de Monet « Impression soleil levant ». Sept expositions suivront…
En quoi l’impressionnisme a-t-il constitué une révolution dans le monde de la peinture ? Quels en sont les thèmes, les
techniques ?
« Le Post-impressionnisme » par Joseph Burlot, agrégé
d'histoire
jeudi 7 juin 2012, hôtel de ville, 21h00
En 1886, se tient la dernière exposition impressionniste. Depuis quelques années, une
réaction se manifeste contre l’impressionnisme : Renoir
revient au portrait et se laisse influencer par les peintres du XVIIIe siècle. Cézanne veut un art
construit (traiter la nature par le cylindre, la sphère, le cône, le tout mis en perspective) ; Seurat exige une
peinture scientifique alors que Gauguin recherche le primitivisme, l’archaïsme, le synthétisme ; Van Gogh lui exprime
par la peinture les tourments de sa sensibilité d’écorché… Ils ouvrent la voie aux nouvelles écoles qui éclosent vers 1905 : le fauvisme, le cubisme, l’expressionnisme… Pendant tout ce
temps un indépendant farouche suivait son obsession : peindre la lumière… Ferdinand du Puigaudeau.
« Ferdinand du Puigaudeau : peintre de la lumière » par Joseph Burlot,
agrégé d'histoire
vendredi 15 juin 2012, hôtel de ville, 21h00
En 1886 arrive à Pont Aven un jeune peintre autodidacte de 22 ans : Ferdinand Loyen du Puigaudeau. Il se lie
d’amitié avec Laval et Gauguin. Il ne les suit pas dans leurs nouvelles approches. Dans le sillage de Latour et du Caravage, il est fasciné par la lumière, le clair-obscur.
Lors d’un deuxième séjour à Pont-Aven (1895-1897), il peint les fêtes nocturnes :
manèges, processions animées par des lumières vibrantes… Toujours attiré par les levers ou les couchers de soleil, à Venise il s’adapte à la lumière naturelle. Devenu
« l’ermite de Kervaudu » au Croisic (comme le nommait
Degas), il parcourt la région en multipliant les séries où il varie les effets lumineux et les couleurs sur la
côte, les moulins, le manoir ou les paysages de la Brière. Farouchement indépendant, il refuse les influences mais il peint de manière impressionniste. Il est avant tout un luministe qui
sait créer des ambiances mystérieuses voire fantastiques.
« Ferdinand du Puigaudeau et Le Croisic » par Laurent Delpire, attaché de
conservation du Patrimoine et conservateur des Antiquités et Objets d’arts de Loire-Atlantique
vendredi 29 juin 2012, hôtel de ville, 21h00
Ferdinand du Puigaudeau s'installe au Croisic en 1907-1908. Il y restera 23 années jusqu'à sa mort en 1930. Ses années
croisicaises se passent entre les murs austères du manoir de Kervaudu où il se rêve châtelain mais où surtout il découvre la presqu'île croisicaise qui devient un de ses thèmes de prédilection.
Du littoral au paysage rural, Du Puigaudeau explore tous les aspects par son talent
pictural. Il se fait aussi témoin de son époque en révélant Le Croisic d'autrefois où marais salants, côte
véritablement sauvage et paysages ouverts s'imposaient au regard. Cette conférence
vous invite à voir Le Croisic à travers le regard de l'artiste « ermite de Kervaudu ».
Toutes ces conférences sont en entrée libre
a propos de l'exposition :
Une cinquantaine de toiles de l’artiste Ferdinand Loyen du Puigaudeau (1864-1930), sont rassemblées dans la vaste nef de l’ancienne criée.
Ce bâtiment, témoin d’un riche passé maritime et réhabilité, est un écrin idéal pour accueillir l’exposition sur cet artiste de référence.
L’exposition sur Du Puigaudeau succède ainsi à l’exposition sur la bataille des Cardinaux en 2009 et sur le peintre Micheau-Vernez en 2011, artiste illustrateur
et créateur de faïences bretonnes. Beaucoup d’oeuvres proviennent de collections privées et sont présentées pour la première fois. Organisées par thématiques, illustrations de son environnement naturel et culturel local, véritables sources d’inspiration, les toiles permettent de mettre en évidence les réflexions artistiques menées sur la lumière et les influences de ses pairs tels que l’École de Pont-Aven avec Gauguin ou Charles Laval.
Largement inspirée par les thématiques paysagères et culturelles de la presqu’île, (costumes du monde paludier, lumières et couleurs des marais salants,
côte sauvage…), l’oeuvre du peintre postimpressionniste se veut riche d’une diversité picturale.
Tout au long de sa carrière artistique, Puigaudeau effectue des recherches sur le concept de la lumière et cherche ainsi à différencier les origines de la
lumière, l’une artificielle produite par l’homme et l’autre naturelle, fruit du soleil et de la lune. Cette préoccupation s’exprime déjà dans ses premières
peintures, alors soumises à une conception traditionnelle de la scène de genre: la bougie, élément central du tableau, illumine des visages tout en
conférant une apparence mystérieuse au sujet.
Derniers Commentaires