Quand la mouette rieuse ressemble de plus en plus à un corbeau
La mouette rieuse, décidément très prolixe, couvre de ses fientes le paysage local, on sait que cet oiseau marin est réputé pour ses cris et sa détestable habitude de lâcher ses excréments au hasard.
Elle persiste et signe au gré d’une littérature qui se veut élégante mais n’est que vulgaire.
Normal, quand on se réclame de l’élite et que l’on cultive autant de mépris pour ceux que l’on estime se situer à un niveau inférieur, comme vis à vis de ceux qui ont le courage de s’engager pour la collectivité et non pour eux-mêmes, on se retranche alors derrière un pseudo, c'est plus confortable.
Pas courageuse la mouette d’autant qu’elle se pare, en certaines occasions, de l’habit du corbeau avec la même fierté.
Nous en concluons donc que la mouette a des dons de transformiste, elle souhaite faire le spectacle mais ne recueille que de maigres applaudissements. Dans son costume naturel, elle se trouve à l’étroit.
Mais revenons à l’objet du courroux.
En fait pour l’avoir bien lue, la mouette rieuse décide qu’il y a une culture réservée au simple peuple (bête et vulgaire) et une autre plus respectable réservée à l’élite distinguée.
Ce sens de l’humain nous échappe !
Qui a le droit de classer les personnes selon leur niveau d’étude, de leur milieu social?… Puis un jour, pourquoi pas, suivant leurs origines, donc de leur race ou même de leur religion… au nom de quels critères... nous le demandons?
Ce raisonnement rappelle d’étranges souvenirs.
La sous culture serait pour les sous hommes et la culture, la vraie, pour une catégorie supérieure d’individus.
En fait il n’existe qu’une seule et même culture, celle dont les objectifs sont multiples : aviver l’intelligence, développer la faculté de penser, d’analyser et de comprendre le sens des choses mais aussi de distraire tout simplement... On peut rire de tout mais ça dépend avec qui. En tout cas la culture réunit les individus pour leur permettre de s'ouvrir à des choses très différentes.
Et là, la mouette rieuse est malhonnête car elle appuie son raisonnement sur des notions aussi redoutables que la différence et le mépris, elle se regarde le nombril, fière de ses plumes blanches et de sa petite voix haute perchée, telle une crécelle qui nous vrille les tympans.
Malhonnête, car elle ne se montre pas, elle n’assume ni son image ni ses idées.
Que doit-on penser d’elle ?
Deux formes de réactions sont possibles lui rendre le mépris qu’elle professe pour ses semblables ou alors la démasquer et la convaincre.
C’est ce que nous avons entrepris de faire et nous sommes sur la bonne voie,
nous savons qui est la mouette rieuse, celle dont la route solitaire est peuplée de poubelles et de déchets divers
« Cherchez le dépôt d’ordures et vous trouverez l’oiseau »
Et puis, il y a la démocratie qui autorise chacun à penser et à dire ce qu’il croit uniquement dans le
respect des autres, des opinions divergentes, dans l’écoute et la compréhension des arguments qui nous sont opposés. Des différences dont nous avons à nous nourrir, pour échanger et dégager des
solutions honnêtes et fédératrices
(Votre définition de la culture emprunte au langage des snobs tendance bourgeois bohèmes très en vogue dans une caste élitiste qui s'arroge le droit de décider et imposer
pour les autres de ce qui est recevable ou non.)
La mouette rieuse n’est pas démocrate, elle est gauche et peu adroite, elle s’enivre de ses cris et se repaît de cadavres comme le corbeau qu’elle est parfois.
Elle règle des comptes qu’elle ne tient pas habituellement et manie le verbe avec une élégance qu’elle est la seule à distinguer.
En fait la mouette ne s’aime pas, elle ne peut donc aimer les autres. Elle souffre d’une crise d’identité et ne trouve pas sa place.
La Mouette rieuse masque ses insuffisances dans la critique de ce que les autres entreprennent et réussissent, faute pour elle de ne pouvoir arriver au même résultat,
il ne lui reste que le vouloir sans le pouvoir,
elle déteste ce que l’ensemble peut aimer,
elle désire ce qu’elle ne peut atteindre,
elle voudrait être, mais n’est pas.
Enfin elle juge mais ne se regarde pas.
Elle évolue dans un paysage qu’elle croit connaître alors qu’elle en ignore toute la subtilité.
Mais nous sommes tolérants, contrairement à elle, nous considérons qu’elle a le droit de voler mais nous ne pouvons admettre ses fientes sans cesse lâchées ainsi que sa bassesse qui n’honore
pas le règne animal.
Nous lui disons de profiter de ses ailes pour voler vers le haut, vers le soleil qu’elle ne peut atteindre.
Car c’est cela qui est commun aux hommes et aux oiseaux : viser plus haut.
Nous lui dédions cette chanson de Tina Arena car la musique adoucit les mœurs et nous, nous sommes
sensibles aux harmonies comme au bonheur et à la chance que nous avons de vivre ensemble.
Pour conclure cette phrase lourde de sens
"D'où que l'on vienne on se rend tous au même endroit"
j'oubliais Jean Marie Bigard est grossier et non vulgaire comme l'était (grossier) Jean Michel Colucci dit Coluche avant lui
Olivier Lejeune n'est ni l'un ni l'autre, il est un artiste témoin de son temps, il traite dans sa pièce (que vous n'avez pas vue) d'une Presse People que vous lisez j'en suis presque
sûr....
La rédaction
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