Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Présentation

  • : HIPPOCAMPEinfo2
  • HIPPOCAMPEinfo2
  • : TOUTE L'INFO Locale, Nationale et Internationale. Reportages -
  • Contact

DIVERS

 

soir-sur-les-quais.jpgScan-Lauf-jpg

 

 

Recherche

A la Une!

 Le premier média sur l'info locale
 Votre annonce ou votre publicité sur

"Ensemble, faisons circuler l'Info" "  

« Le savoir faire n’est rien sans le faire savoir »

contact téléphonique : 06 27 22 74 28

site  de Milepat Production : http://mileprod.over-blog.com
(pour nous contacter cliquer sur le bandeau)
entreprise individuelle SIRET n° 332 893 635 00059 code APE 7021Z

Les bonnes adresses au Croisic 

cliquer sur les liens 

 

Les saveurs de la mer, au cœur du centre historique  

 

Milepat Production Le Croisic "Votre communication sur mesure" :

 MAQUET~2 MAQUET~2 (cliquer sur le lien)

 

 

 

Communiqués

Carnaval : venez nous rejoindre

La ville invite tous ceux qui souhaitent à rejoindre les carnavaliers déjà inscrits pour le carnaval du Croisic le samedi 14 avril au soir pour le bal et le dimanche 15 avril pour le défilé sur les quais. Pas de thème imposé, costumes libres, chars acceptés avec enthousiasme. Contact à la mairie Laure Brechet 02 28 56 78 50 ou l.brechet@lecroisic.fr

 

 

 

Promotion de la Ville   

le croisic documentaire le croisic : documentaire copyright Milepat Production

 

(clic gauche pour visionner chaque vue, clic droit pour voir la vue précédente)

le croisic donnez de la hauteur 

Archives

Site à découvrir CAPTAIN MALO


Pour atteindre le site de CAPTAIN MALO cliquer  sur le bandeau
30 août 2011 2 30 /08 /août /2011 12:36

Traict du Croisic

Un lieu historique d’élevage des coquillages

 

Filière essentielle mais aussi historique liée aux activités maritimes la conchyliculture est l’héritière de pionniers qui l’ont imposée dans le paysage croisicais qui jouit dans ce domaine d’une renommée qui dépasse très largement les frontières de la presqu’île. Rencontre avec Pascal Chelet l’un des acteurs de cette profession qui se livre à un état des lieux et livre quelques réflexions sur le métier et son devenir.

 

Pascal-Chelet-2.jpgPrincipal sujet de préoccupation pour la profession, la mortalité des huîtres, un phénomène qui certes touche peu le site croisicais mais le concerne tout de même, déclare Pascal Chelet « La mortalité des huîtres représente sans doute au moins 50% depuis 4 ou 5 ans, un phénomène qui fragilise les entreprises ostréicoles, certaines pourraient même disparaître. Il s’agit d’un problème national qui n’épargne pas le site croisicais bien que nous soyons moins touchés car nous ne faisons que peu d’huîtres ( NDLR : sur le fond du petit Traict se concentre l’essentiel de la production réputée pour la qualité de sa chair) mais la question est clairement posée que vas devenir l’ostréiculture ? » s’interroge Pascal Chelet qui souligne tout de même que face à cette fatalité il existe un espoir « Cela ne touche pas la totalité de la production, avec la sélection génétique  on peut fabriquer une souche résistante aux virus parfaitement identifiés depuis les années 90 qui en sont responsables » précise Pascal qui pour autant n’en attribue pas la responsabilité à l’agriculture mais pense au rôle joué par les écloseries « qui fabriquent le naissain en milieu fermé et qui manque trop souvent de contrôles cela a pu aider à la prolifération du virus en raison de l’absence de garde-fous. Mais il faut aussi dire que dans ce milieu il y a aussi des gens qui sont très pointilleux et travaillent très bien »

 

Au début des années 1970, le phénomène de mortalité a frappé la profession « Nous avons perdu toutes nos huîtres portugaises, alors qu’il n’y avait à cette époque pas d’écloseries, ce qui laisse à penser que dans des milieux très ouverts comme l’océan, il faut finalement être très prudent, considérer également l’impact de la météo tout comme il faut rejeter un impact possible de la pollution générée par l’Erika étant donné que le phénomène est d’ampleur nationale. Donc toutes les pistes méritent d’être suivies sans le moindre à priori mais il faut établir aussi un guide de bonnes pratiques et une politique de qualité »

 DSC00039.JPG

La spécialité croisicaise c’est la coque « c’est le coquillage qui nous distingue car nous sommes le premier centre d’élevage sur le plan national et peut-être même européen (en raison de notre proximité du gisement de naissains de Vilaine mais aussi en raison de la nature même du Traict qui est plat et sableux) en dehors des sites naturels comme la baie de La Baule et la baie de Somme qui sont eux des gisements naturels. En tonnage nous sommes un site important puisque nous faisons entre 1500 et 2000 tonnes de coque par an alors que la consommation française est estimée à 6000 tonnes ce qui nous positionne avantageusement sur le marché à l’exportation » qui estime qu’après avoir progressé à la fois en superficie et en tonnage la profession n’est pas loin du maximum et qui considère malgré tout qu’il reste suffisamment de surface pour les activités de loisirs « sur les quelques 750 à 800 hectares nous n’en occupons que 200 »

 conchyliculture.jpg

Troisième locataire des concessions du Traict, la palourde forme un élevage souvent enrichi par un captage naturel et fortement marqué par les naissains venus des écloseries qu’il faut protéger tout au long de l’élevage contre le prédateur naturel c'est-à-dire le crabe avec la pose de barrages et de filets, des installations parfois mises à mal par les pêcheur embarqué qui jettent l’ancre pour pouvoir taquiner le poisson « cela créé des brèches dans le dispositif  et permet l’intrusion des crabes capables selon les études effectuées par IFREMER de manger une trentaine de palourdes dans une journée » La production estimée à 400 tonnes par an en moyenne fait l’objet d’une exportation significative sur l’Espagne

 

Au-delà des bonnes et des mauvaises années le Traict du Croisic reste l’un des éléments majeurs de l’économie locale, lieu d’élevage et de production, le site abrite des entreprises souvent de taille moyenne qui disposent en zone artisanale d’une position idéale pour leur fonctionnement. Une économie qui puise ses sources dans l’histoire même de la ville comme la pêche artisanale qui semble se refaire progressivement une santé depuis la création de la société d’économie mixte.

Partager cet article

Repost 0
Published by Padraig De CHEMOULIN - dans REPORTAGE
commenter cet article

commentaires