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Samedi 19 juillet 2008
par Padraig De CHEMOULIN

Fillon ne s'estimerait pas "désavoué" si la réforme était rejetée

(Afp, 19/07/2008, 19h07)

 

François Fillon affirme qu'il ne s'estimerait pas "désavoué" par un rejet de la réforme des institutions, lundi, au Congrès de Versailles, laissant ainsi entendre qu'il ne démissionnerait pas de Matignon dans cette hypothèse, dans un entretien au Journal du Dimanche.

"Il faudra au Congrès une majorité des 3/5èmes (des suffrages exprimés des parlementaires). Je serais désavoué si j'étais désavoué par la majorité. Ce qui ne sera pas le cas. Le président est président pour encore quatre ans, et le gouvernement est là tant que le président lui fait confiance", souligne le Premier ministre.

"Un gouvernement met en cause sa responsabilité quand sa majorité lui refuse les moyens de fonctionner. Ce n'est pas le cas en l'occurrence. Si quelqu'un sortait affaibli d'un échec de cette révision, ce serait d'abord le parti socialiste", affirme-t-il.

Comme pour mieux souligner qu'il compte bien rester à Matignon, il déclare que "le gouvernement continuera à faire son travail dès le mardi matin" alors qu'il vient "d'adresser aux ministres les lettres plafond budgétaires".

Refusant "d'envisager" l'hypothèse d'un rejet du texte, M. Fillon souligne qu'il aura fait, "avec Nicolas Sarkozy", "tout ce qui est en (leur) pouvoir pour assurer la réussite" de la réforme.

"On aura fait notre devoir. Si les défections dans la majorité devaient être importantes, évidemment cela me poserait des questions, mais j'en doute. Je pense que la majorité sera rassemblée", ajoute-t-il.

Interrogé sur le fait de savoir si le chef de l'Etat lui "ferait porter le chapeau en cas d'échec", le chef du gouvernement répond: "ce n'est pas son genre!".

"C'est une réforme que nous avons portée ensemble. A laquelle nous avons consacré beaucoup de temps l'un et l'autre. L'un avec l'autre. Cette réforme nous est totalement commune. C'est lui qui la propose, je m'emploie à la mettre en oeuvre", poursuit-il en prenant bien soin d'associer M. Sarkozy au sort de la réforme.

"Nous sommes à un moment de vérité (...) Je ne suis pas inquiet. Je serais profondément déçu si cette occasion était manquée. Parce que ce serait un échec pour la démocratie et pour tous les Français", ajoute-t-il.

Interrogé sur les hésitations au sein de son propre camp sur ce texte, M. Fillon souligne qu'il s'agit d'un "compromis". "Dans un compromis, il y a forcément des choses insatisfaisantes. Il faut faire des compromis. Je suis fier de porter cette réforme".

Il dénonce par ailleurs "l'attitude ultra-rigide des dirigeants du PS, qui confondent volontairement l'intérêt du projet et le combat contre le président de la République".

"Si cette même révision constitutionnelle était proposée par une personnalité de gauche, le parti socialiste l'adopterait sans l'ombre d'une hésitation (...) Si la révision constitutionnelle venait à échouer du fait du refus des socialistes, ils en porteraient la lourde responsabilité devant les Français", ajoute le Premier ministre.



 

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Lundi 2 juin 2008
par Padraig De CHEMOULIN
AFP - lundi 2 juin 2008, 08h08
Yves Saint Laurent, couturier majeur du XXe siècle, est décédé


Yves Saint Laurent, l'un des couturiers majeurs du 20e siècle avec Dior ou Chanel, qui a donné une nouvelle liberté aux femmes en créant un style mêlant le féminin au masculin dont l'emblème est le smoking, est décédé dimanche à l'âge de 71 ans, a-t-on appris auprès de la Fondation Bergé-Saint Laurent.

La santé du couturier était déclinante depuis plusieurs mois au point qu'il ne venait plus au 5 avenue Marceau, siège de la griffe transformée en 2004 en Fondation, où il avait toujours son bureau.

Pierre Bergé, qui a cofondé et dirigé pendant 40 ans la griffe YSL, s'est déclaré "bouleversé". Pour lui, Yves Saint Laurent a "accompagné l'évolution des femmes". "Il savait parfaitement qu'il avait révolutionné la haute couture, l'importance qu'il a occupé dans la deuxième partie du 20e siècle", a-t-il dit.

Le président de la République, Nicolas Sarkozy, a salué la mémoire du couturier en affirmant qu'avec lui "disparaît un des plus grands noms de la mode, le premier à élever la haute couture au rang d'un art en lui assurant un rayonnement planétaire".

Le Premier ministre François Fillon a salué en lui un "créateur exceptionnel qui a profondément marqué l'histoire de la Haute Couture" tandis que pour la ministre de la Culture Christine Albanel, il "était et restera un grand créateur, inventeur d'une femme moderne vêtue d'étoffes de lumière, de séduction et de désir".

Né le 1er août 1936 à Oran (Algérie), celui qui s'appelle alors Yves-Mathieu Saint-Laurent a connu la gloire très jeune, dès son premier défilé chez Christian Dior à qui il avait succédé après le décès brutal du maître en 1957.

 

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