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Les saveurs de la mer, au cœur du centre historique  

 

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Carnaval : venez nous rejoindre

La ville invite tous ceux qui souhaitent à rejoindre les carnavaliers déjà inscrits pour le carnaval du Croisic le samedi 14 avril au soir pour le bal et le dimanche 15 avril pour le défilé sur les quais. Pas de thème imposé, costumes libres, chars acceptés avec enthousiasme. Contact à la mairie Laure Brechet 02 28 56 78 50 ou l.brechet@lecroisic.fr

 

 

 

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19 juillet 2006 3 19 /07 /juillet /2006 07:43
Visite ministérielle
Nelly Ollin inaugure les sentiers côtiers
Grosse effervescence sur les trois communes du canton, madame Nelly Ollin, ministre de l’écologie et du développement durable est venue sur la côte d’amour pour inaugurer officiellement la restauration des pelouses sommitales et la réhabilitation des sentiers côtiers mis à mal, outre l’érosion naturelle, par la triste affaire de l’Erika, un naufrage suivi d’une importante marée noire survenue au lendemain des fêtes de Noël 1999 « em même temps que sévissait la terrible tempête qui a ravagé de nombreuses régions » Une année noire donc, avec une forte mobilisation à la fois des bénévoles souvent venus de la France entière mais aussi de l’armée qui est intervenue avec des moyens lourds.
Il fallait redonner à la côte sauvage sa dignité et une apparence normale avec à la clé une forte incidence économique puisque sur cette partie du territoire, le tourisme constitue la principale industrie. Le vaste chantier de rénovation est parti presque simultanément sur les Communes du Croisic, de Batz sur mer et du Croisic aidé en cela par la solidarité d’un territoire, c’est à dire CAP ATLANTIQUE mais aussi par les services de l’Etat (DIREN, Services Maritimes, DDE) et les collectivités territoriales (Région et Département) créant ainsi « un partenariat exemplaire »
Maintenant que la végétalisation des milieux naturels est effectuée par réensemencement, que de nouveaux espaces verts ont été créés, que l’aménagement du cordon littoral a été accompli avec un souci constant de le préserver également contre les attaques de la mer, le résultat d’ensemble est mieux que satisfaisant. La collaboration entre les services, les entreprises et les communes constitue un modèle du genre, constituant même un exemple pour des réalisation futures sur d’autres territoires.
L’ouverture prochaine du procès en appel contre les pollueurs est attendu ici avec une attention toute particulière, il doit avoir valeur d’exemple et rétablir les communes dans leur droit légitime avec une compensation financière à hauteur des dommages subis.
« Nous ne voulons plus subir l’impact économique et écologique de cette délinquance trop peu ou mal punie ! » a conclu Danièle Rival maire de Batz sur mer. Même discours tenus alternativement par le député Christophe Priou, maire du Croisic comme par Christian Canonne, conseiller général, maire du Pouliguen qui ont eux aussi évoqué le chantier de restauration des pelouses sommitales « Un exemple de coopération et de volonté politique »

Nelly OLLIN , ministre de l’écologie :

Notre pays tout entier a partagé votre détresse, et admiré votre volonté de reconstruire ce qui a été détruit. Sept ans après, une grande partie des plaies a été cicatrisée, même si je sais que leur souvenir en est encore bien présent à votre esprit.

Le sentier littoral est l’emblème de votre refus de voir les terres que vous aimez subir irrémédiablement les dégâts qui vous ont été imposés. Et vous êtes allés au delà, en souhaitant non seulement réparer, mais encore embellir ce territoire durement atteint.

Concernant les opérations qui restent encore à retenir, j’ai choisi de déléguer au préfet de la région des Pays de la Loire une enveloppe complémentaire de 1,1M€ d’Autorisation d’Engagement dès 2006. Les opérations de valorisation du littoral qui ne trouveraient pas leur place dans cette programmation ne seront naturellement pas écartées et pourront être reprogrammées par la suite.

Concernant les Crédits de Paiement, j’abonderai la dotation de l’année 2006 pour l’avenant tempête, actuellement de 350 000 €, en la portant au minimum à 700 000 €, et j’inscrirai en 2007 une somme au moins équivalente à celle de 2006.

Le dernier sujet que je voudrais évoquer avec vous est celui de la protection du Littoral. Je sais que j’en parle à des personnes convaincues, et votre mobilisation autour du sentier du littoral le prouve. La Loi Littoral en particulier est un document central de la protection de ce milieu sensible et j’y suis particulièrement attachée, comme beaucoup de nos concitoyens.
Deux documents nouveaux, à vous parvenir prochainement, témoignent de cet attachement. Le premier est une plaquette conjointe que j’ai signée avec mon collègue Dominique Perben, et qui a pour objet d’aider les élus de terrain à appliquer cette loi parfois difficile à mettre en oeuvre. Le second est une circulaire, conjointe également, qui rappelle les impératifs de la préservation de l’environnement dans le cadre de la Loi Littoral.
En vous remerciant pour votre accueil ce matin, je conclurai en souhaitant au littoral des Pays de la Loire d’être préservé du réchauffement climatique, des pollutions marines et de la dégradation de ses côtes !


textes, photos, liens, etc.) est protégé au titre de la propriété intellectuelle (marques, dessins, droits d'auteurs, etc.) au bénéfice de leurs créateurs et ayants droits, conformément aux lois applicables. Tous droits réservés
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13 juillet 2006 4 13 /07 /juillet /2006 08:30
Redorer le blason de la ville
Après avoir réhabilité la zone dunaire et le chemin côtier, améliorer le bord de mer (promenades et cheminements, accès aux plage, restructuration des espaces) la ville va lancer prochainement un deuxième gros chantier qui s’inscrit dans la continuité de ce qui a été entrepris sur le secteur de la plage/port saint Michel. Le but : redorer de blason d’un bourg qui se distingue par un riche patrimoine avec notamment l’église saint Guénolé et la chapelle du Mûrier. L’axe nord sud matérialisé par la rue de la Plage, va être entièrement remodelé. La place du Mûrier et le parc du Petit Bois seront les éléments principaux d’un espace aménagé et paysagé où cohabiteront de manière plus harmonieuse, piétons, automobiles et cyclistes. L’importance de l’axe nord-sud est avéré, c’est avec le Garnal, une partie de la commune qui est très attractive; la proximité de monuments majeurs, impose un aménagement qui prolonge l’expression patrimoniale et identitaire très puissante sur ce secteur. « Il y a des contraintes fortes, notamment sur la place du Mûrier qui est le lieu de stationnement important du bourg, le but est donc d’améliorer tout en préservant ces places » Le projet va rentrer dans une phase de réalisation après la saison estivale et se déroulera vraisemblablement en deux parties , pour l’heure, l’enterrement des réseaux est en cours.
Trois parties, un même esprit
Jacques Le Bris considère trois parties sur ce programme : la rue de la plage, la place et le parc. Pour ce qui concerne le parc, poumon vert quasiment en centre bourg, sa réorganisation est nécessaire de manière à ce que le public se réapproprie cet espace qui est lieu de promenade, d’activité sportives et ludiques et lieu d’animations culturelles. La place du Mûrier sera totalement retraitée en surface, les zones piétonnes se distingueront par un traitement minéral (dalles de gneiss) les stationnements et le fonctionnement de la place sera souligné par des bandes de pavé et des clous en inox au sol. La bande entre la place et la rue de la plage restera piétonne, les arbres et le mobilier urbain seront totalement remplacés. Nouvel habillage également pour la partie adossée à la chapelle qui sera végétalisée avec une conception nouvelle servant l’édifice.
La rue de la Plage dans sa totalité va être entièrement reprise ; le choix de la pierre naturelle, avec des dalles sur des sections, apparition de potelets préservant le cheminement piétonnier là où se trouvent des rétrécissements, habillage de végétaux, surélévation au niveau du carrefour, signalétique plus discrète, enrobé bitumeux classique sur les parties roulantes, platelage bois.
Et puis sans doute, le plus significatif de cette volonté de redonner au site sa beauté première, la façade de bibliothèque va totalement changer de look, les carreaux de faïence seront déposés et remplacés par un crépis beaucoup plus dans l’esprit du patrimoine ancien. Une mesure salutaire si l’on en juge par les avis négatifs concernant le « carrelage disgracieux » de la façade cohabite avec la salle des fêtes et la chapelle.
 

Batz sur mer : Une ville, une histoire
  Entre mer et sel, aussi loin que remonte l’histoire de Batz et de ses villages, et en dépit des modifications de la ligne du rivage, de l’évolution de la zone dunaire, l’homme a exercé une présence avérée par la découverte d’objets, de pans de muraille sans qu’aucun texte n’en explique l’origine.
Reste que la ville de Batz s’honore de monuments anciens : la chapelle du Mûrier remonte au 15ème siècle, de style gothique flamboyant de 27 mètre sur 15, proclame la dévotion du Duc Jean V de Bretagne. La chapelle est consacrée en 1478 et a ensuite donné lieu à une légende, contant le sauvetage quasi miraculeux d’un certain Yves de Rieux qui avait fait naufrage. En 1819, un terrible ouragan emporte la toiture, la chapelle ou plutôt ses ruines aujourd’hui classées monuments historiques forment avec l’église saint Guénolé un ensemble magique.
L’église saint Guénolé n’est pas en reste ! Les moines de l’abbaye de Landévennec (fondée au 5ème siècle) par Guénolé, bâtirent un prieuré à Batz. L’église primitive datée du 6ème siècle était dédiée à saint Cyr et à saint Julitte. Les moines à leur arrivée, la vouèrent au culte de leur saint Patron, Guénolé mort en 532. Puis vinrent des transformations. l’édifice en granit du pays est de style ogival flamboyant, il est classé au titre des Monuments historiques
Les villages de Batz sont au nombre de quatre : Kervalet, Kermoisan, Trégaté et Roffiat, villages de paludiers et d’agriculteurs, ils affichent de belles maisons traditionnelles et sont riches d’un petit patrimoine remarquable
Autre particularité de la commune, les salines dont on ne connaît pas l’origine avec exactitude. On sait par contre qu’à la fin du 15ème siècle, toutes les salines de Batz existaient pareillement à notre époque. Le métier n’a pas évolué, les mêmes gestes sont aujourd’hui reproduits et la savante architecture des marais salants est considérée comme une preuve tangible du génie humain.
Terre de contraste, pays fait de diversité, la commune de Batz s’inscrit dans l’histoire comme un lieu privilégié, recherché par les artistes parmi les plus célèbre, située entre mer et sel cette bande de terre et de sable conserve ses mystères et transmet sa magie à celles et ceux qui s’y rendent. Lieu où se concentrent les traditions locales, le Musée intercommunal des Marais Salants en expriment les plus belles pages et conte l’histoire des hommes qui font corps avec un pays et une devise qui pourrait être : un pays, des hommes, une communauté
.

Une vitrine qui relie passé et présent

Le Grenier du Bourg dévoile tous ses charmes

Le grenier du Bourg est sans doute l’une des plus vielles boutiques de la région. Anciennement parée de l’enseigne Peltier – Leroux, c’était une mercerie tenue par l’arrière grand-père de Jean Luc Peltier. Sise rue Jean XXII en raison de la venue du cardinal Angelo Giuseppe Roncalli , nonce apostolique qui vint au bourg en 1957, année précédant son élection par le conclave.Les plus anciens habitants de Batz peuvent s’en souvenir, cela avait d’ailleurs créé une belle effervescence dans la rue de la mairie avant qu’elle ne prenne le nom du saint père.

La boutique est toujours restée dans la famille, elle devint un jour un lieu rare offrant au regard des visiteurs de beaux objets sélectionnés avec goût par Jean Luc Peltier, revenu au pays pour développer sa passion des antiquités. Cet enfant du pays a l’histoire chevillée au corps et au cœur, c’est ainsi que ces dernières années la vitrine est devenue un espace réservée à des expositions visibles librement par les passants : vaisselle, objets scolaires anciens, statues et autres souvenirs des temps anciens ravissaient le public.
Chambres d'Hôte 
Amoureux des belles choses Jean - Luc et son épouse, ouvrent également trois belles pièces, garnies d’authentiques meubles paludiers, à l’accueil des vacanciers qui veulent s’immerger dans un univers  éloigné des campings tout en savourant l’ambiance bien particulière du Bourg de Batz. Un voyage au cœur de l’authentique pays blanc très dépaysant.
Utile : pour découvrir le Grenier du Bourg téléphoner au 02 40 23 01 95 ou au 02 40 23 75 94 – courriel : legrenierdubourg@wanadoo.fr

 

Musée de la Poche
L’incroyable histoire du blockhaus devenu musée
C’est une véritable machine à remonter le temps qu’ont créé Marc et Luc Brauer, deux frères qui partagent une même passion pour la période de la seconde guerre mondiale. Une passion pour l’histoire qui n’est pas prête à s’éteindre puisque que le musée qui a ouvert ses portes il y a bientôt dix ans n’a cessé de s’enrichir d’objets presque toujours donnés par d’anciens combattants ayant vécu la libération de la poche de saint Nazaire.
Comprendre l’histoire et ses développements est une chose fondamentale, un sentiment qu’ont partagé les 240 000 visiteurs depuis l’ouverture. Un résultat remarquable mais aussi tout à fait justifié si l’on considère que cette époque douloureuse pour la région a marqué les mémoires de toutes les familles, la libération effective de la poche ne fut acquise qu’en 1945.
Trois cents mètres carrés sur cinq niveaux sont ouverts au public, des reconstitutions vivantes, des documents et des objets d’archives trouvent une place idéale dans un contexte très particulier. Pour les plus jeunes, un jeu leur permet de se retrouver transformés en volontaire de la Croix rouge pour les filles, en agent secret pour les garçons, tous sont investis d’une mission, ce jeu de piste est à la fois ludique et constitue un outil pour une meilleure compréhension de l’histoire.
A noter également la qualité de la mise en scène des tableaux reconstituants des évènements marquants, le réalisme des mannequins, la présence de nombreux objets d’époque, des tenues, est assez troublante. Même chose pour les panneaux didactiques qui permettent trois niveaux de lecture suivant que l’on recherche des éléments précis ou une information plus générale.
L’ancien poste de commandement du mur de l’atlantique est devenu un lieu très prisé au cœur d’un territoire éprouvé par la guerre, il trouve ici une nouvelle mission, celle de permettre aux jeunes générations de poursuivre le devoir de mémoire et de relayer le respect dû aux hommes et aux femmes, militaires et civils qui ont écrit une page d’histoire.
Musée du Grand Blockhaus, à Batz-sur-mer (entre Batz et Le Pouliguen sur la côte sauvage)
Ouverture tous les jours du 1er avril à mi-novembre de 10 h à 19 h.
Renseignements : 02 40 23 88 29 fax et téléphone courriel : grand-blockhaus@wanadoo.fr
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11 juillet 2006 2 11 /07 /juillet /2006 05:48

Alan Stivell
Itinéraire d’un harper héro
S’il est un personnage emblématique c’est bien Alan Stivell « sans qui rien ne se serait passé » selon son complice Dan Ar Braz. Que dire sur Stivell tant cet artiste a un destin exceptionnel !  Ce musicien talentueux, conscient et pensant, est parti un jour à la conquête du monde, fort d’une identité celte, et d’une passion énorme pour un instrument dont les notes cristallines expriment la Bretagne mieux que tout autre. Le personnage bien que complexe est attachant, sa personnalité est profonde, on ne peut l'aimer seulement en tant que musicien...aimer Alan Stivell c'est aimer au-delà de son environnement musical, au delà de lui-même ca c'est comprendre et apprécier une culture, un pays, ce qu’il a de fort et de fragile, cela se situe au delà des  idées et des contradictions, aimer Stivell c'est aimer la  vie libre et l'expression forte d'une identité

C’est alors qu’interviennent deux passionnés qui se retrouvent en Stivell, car Stivell leur parle avec des notes avec des mélodies avec des mots. Et voilà que se pose à nouveau la question : Comment peut-on être Breton? et à partir de quand le devient-on? Les deux auteurs ne sont pas à priori Bretons puisque l'une est originaire du Limousin et l'autre est Parisien ! et pourtant ils vont nous démontrer que la  celtitude devient la certitude

Peu à peu, alors qu’ils ignorent tout l’un de l’autre, ils entament une quête intellectuelle et artistique qui inévitablement les réunit un jour pour nous donner ce livre « Alan Stivell, l’itinéraire d’un harper héro » 

C' est sans conteste un modèle du genre. Toujours présents mais aussi discrets les deux auteurs, nous donnent un livre énorme, intéressant, honnête et précis, respectueux de l’artiste. Un livre très bien écrit dans lequel Anny Maurussane et Gérard Simon, ne forment q’une seule et même voix pour narrer le parcours de Stivell.

le style est délié, le vocabulaire riche et élégant, les phrases parfois aériennes, tout forme une sorte de symphonie celtique qui ne peut que ravir le lecteur et l’artiste


Ce livre est à recommander non seulement à celles et ceux qui aiment Alan Stivell et veulent mieux connaître son itinéraire mais aussi à tous les autres, ceux qui aiment les beaux livres traitant de la vérité des choses et des êtres,
car derrière Stivell se révèlent deux écrivains attachants et cultivés qui ont réussi avec ce premier livre à un coup de maître.
Appuyé par des extraits d'articles de presse française et étrangère, ce livre de 272 pages de texte et un carnet de très belles photos et illustrations, est un témoignage, un hommage … une "trace" laissée pour la postérité, et qui met en lumière le parcours artistique et musical,  riche, libre et exemplaire
d'Alan Stivell.

Exhaustif, cet ouvrage est loin de l'être… les auteurs espérant, même, ouvrir une voie où d'autres, plus érudits sur le sujet s'engouffreront pour enrichir l'esquisse de ce portrait, ceci pour votre, notre plus grand bonheur…

Alan Stivell, l’itinéraire d’un harper héro – de Anny Marussane et Gérard Simon aux éditions culture et celtie – disponible au Triangle Blanc au Croisic, sur différents points et par correspondance (aller sur le site www.asharperhero.fr)

 


 Des heures de gloire à la défaite totale
L’histoire des sous-marins allemands à saint Nazaire


Voici le nouvel opus de Luc Brauer, conservateur du musée de la poche de Batz sur mer, écrivain et conférencier, qui explore cette fois l’histoire des sous-marins allemands de la poche de saint Nazaire. C’est le résultat de dix années de recherches patientes, pour un récit émaillé d’anecdotes et richement illustré par des photographies saisissantes et des documents rares. Un ouvrage qui vaut véritablement le détour !


Luc Brauer signe là, un petit chef-d’œuvre qui va ravir les amateurs d’histoire mais aussi les chercheurs ; il fait preuve également d’une belle honnêteté intellectuelle en restituant pour le grand public, l’histoire d’une époque, avec une objectivité totale, les faits marquants mais aussi la petite histoire des U-boote intiment liée à celle du port nazairien, il explique avec force détail les grandes phases de la guerre sous-marine des deux côtés, sans éluder les aspects technologiques et humains.
Plus de 400 photos d’archives (très souvent inédites) appuient un texte ciselé, élégant, informatif. Cet ouvrage est en quelque sorte un monument dans le genre, indispensable pour qui veut comprendre l’histoire et ses développements.
Mieux encore, ce livre vient combler un vide, il met au grand jour une histoire restée secrète ou en tout cas bien mal connue de nos contemporains. Il fait ainsi œuvre utile et permet, en l’expliquant, de percer bien des points obscurs.


« Cette passion pour l’époque et tout ce qui a pu exister, m’a toujours motivé, je cherche à la communiquer de manière objective. Comprendre le passé est à mon sens incontournable pour vivre le présent qui est le nôtre et garantir l’avenir. C’est une démarche liée autant à la connaissance qu’ au devoir de mémoire » c’est aussi cet esprit qui prédomine au Grand Blockhaus de Batz, devenu musée, il bénéficie de donations effectuées par les vétérans de la seconde guerre mondiale qui trouve en ce lieu, la véritable histoire de la poche de saint Nazaire, un témoignage précieux pour les générations futures avant que tous les témoins ne disparaissent.

Ecrivain, éditeur et conférencier Luc Brauer avec son frère Marc, n’ont pas fait que réaliser un rêve de gosses, il ont voulu établir un lien intergénérationnel indéfectible. Sept livres écrits par Luc Brauer, constituent la bibliothèque idéale sur cette époque. Ouvert en 1997, le « Musée de la poche » a été suivi en 2005 par l’ouverture du « Mémorial de la liberté retrouvée » dans la Manche.
Reconnu pour sa qualité d’écriture et son honnêteté de chercheur en histoire, Luc Brauer cultive d’autre projets littéraires pour l’avenir, l’enrichissement régulier des collections exposées au public est également l’une de ses priorités.

Utile : « U-Boote ! Saint – Nazaire, des heures de gloire à la défaite totale » est disponible au Musée du Grand Blockhaus de Batz sur mer, à la base sous-marine de saint Nazaire ainsi que dans les librairies et maisons de la presse du département (25 €) contact : Tel et fax : 02 40 23 88 29 courriel : grand-blockhaus@wanadoo.fr et site : www.grand-blockhaus.com

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5 juillet 2006 3 05 /07 /juillet /2006 06:38

Les Couloirs du Temps
L’histoire du Château du Croisic



« Il est là, le château de nos ancêtres, quelque part, alentour, continuent d’exister les pierres, vielles pierres dans lesquelles sont enfermés l’esprit des ancêtres, témoin d’une ville qui a tant vécu… Il est là le château de nos ancêtres » PL 2006

Oui, il est vrai qu’il y eut un château au Croisic, mais que l’on n’imagine pas ici que la ville était une véritable et surtout une redoutable place forte, certes pas…mais il y eût ce château, là exactement où se déroulent chaque été les vieux métiers de la mer,  Sur la place Dinan, non loin du port de plaisance, juste derrière la Poste.  Ecoutez bien ce qui suit

  Messire Nicolas Bouchard, premier amiral de Bretagne se hâte de terminer les plans d’une forteresse que le Duc Jean IV de Bretagne a demandé de faire afin de récompenser les croisicais de leur fidélité.
Nicolas Bouchard, le fit tant et si bien qu’il était lui-même natif du dit Croisic et que cette reconnaissance de son Duc lui allait droit au cœur.

Ah ! il faut dire qu’à cette époque, les quais remarquables que l’on peut voir aujourd’hui n’existaient pas, il faudra encore attendre bien longtemps avant de les voir édifier.

il y avait une grève sans doute sablonneuse que la mer venait lécher pour s’insinuer vers les terres et constituer un étier. Le mont Esprit n’existait pas plus, le lest des bateaux amoncellé en un endroit précis n'appartenait pas à cette époque. Là – bas, aussi loin que le regard portait, se trouvait déjà  depuis bien plus longtemps encore la savante architecture des marais salants, œuvre humaine remarquable qui traversera le temps pour nous parvenir intacte. Là-bas encore se dessinait le coteau de Guérande, au pied duquel la mer s’achevait.

Quelques siècles plus tard, le chateau du Croisic suscite toujours des interrogations. Plusieurs historiens l'ont évoqué dans leurs ouvrages, mais peu de détails émergent de leur récit, certes le chateau est parfaitement identifié, on en connaît l'allure générale, l'emplacement précis, on sait quel en était l'usage, ce qu'il est advenu de lui mais on ne possède pas véritablement de témoignages sur la période de la construction. Les chercheurs ont donc encore du grain à moudre.

Gilbert Lehmann a toujours été passionné par ce sujet. "Depuis mon enfance, l'histoire de ce château me passionne véritablement, j'ai développé autour de cet élément d'histoire quelques recherches, je l'ai même reproduit, m'inspirant d'un relevé daté de 1664, avec une maquette on le situe très bien à l'emplacement qui était le sien et dans le contexte environnant" De fait, l'auteur a également prolongé sa démarche en remaniant une photo de la place Dinan et de ses abords immédiats pour représenter le château, c'est une vision intéressante mais aussi surréaliste, qui montre d'une manière formelle l'emprise du château sur un espace fondamentalement différent

Voilà quelle était la configuration du lieu où prit place le château du croisic, , ses dimensions étaient de l'ordre de 44m x 26m, il possédait trois tours. Par contre, il n'était pas équipé d'un pont levis mais d'un pont dormant. A-t-il été bâti sur les fondations quelque autre construction fortifiée ou non, nul ne peutr le dire

"L'emplacement était en fait une grève qui s'étendait devant un faubourg, situé à l'écart de la ville" Le chateau avait donc une vue directe sur l'entrée du port et pouvait en surveiller l'activité.

 

Des travaux sont mentionnés par Alain Gallicé dans son ouvrage "Guérande au Moyen âge"

"Des travaux ont été effectués en 1495 et en 1515 et 1516 par la mention du "boulevard du château ainsi que des portes des boullevarts"

Dans "Le Croisic au vent de l'histoire" A. Bertho parle de travaux réalisés en 1420, ne donnant pas de  détails, passant sans transition à la datation de sa destruction en 1597 par le "Capitaine routier" LA TREMBLAYE  lequel précise l'auteur était "plus bandit que capitaine!" mais à sa décharge, il faut dire qu'à l'époque où se livre fût écrit (début 20ème siècle) les moyens d'investigation étaient différents.

Fernand Guériff dans son ouvrage "De poudre de gloire et de misère" (1980) consacre au château une place: "Le château? une ruine aménagée en prison, avec une tour servant de poudrière. C'était à l'origine un bâtiment rudimentaire flanqué de tours en saillie et circonscrivant une cour intérieure. L'ensemble construit à la hâte par Nicolas Bouchart, premier amiral de Bretagne suivant la lettre patente de Jean IV du 6 octobre 1420 en fait remonter la fondation à près de 60 ans donc aux environ de 1360"

Petit retour en arrière : en 1505, il était déjà considéré par les autorités ducales comme "ruyneux et indigent de reparacion"

On sait aussi qu'en 1517 un maison fut construite, elle était accolée au château

en 1597 : le château est démantelé sans doute en partie, en 1629, le roi Louis XIII en offrit l'emplacement pour y batir une maison de ville (prise en possession en 1634) "Cette maison du XVIIème surmontait une halle aux bouchers et se trouvait dans l'axe prolongé de la rue du Pilori.

Y avait-il d'autres fortifications? Oui si l'on considère certains éléments à la barrière, pouvant être daté de la fin du Moyen - âge, un dispositif de défense semble avoir existé en cet endroit, contrôlant ainsi les abords immédiats du Croisic. on note aussi la présence de batteries de défense dont les emplacements pouvaient d'ailleurs changer. il faut se rappeler qu'à cette époque le port n'était  pas organisé, seules existaient des petites anses.

Quelques éléments supplémentaires: dimension relevées : 44m sur 26m  pour des murs de 2m d'épaisseur, avec une entrée principale par une porte orientée plein ouest (portail), un logis "logis du capitaine" à l'intérieur de l'enceinte (orienté nord-ouest) une tour prison, un probale bâtiment adossé à la muraille sud et une troisième tour à l'extrémité nord-est (de guet?). les tours faisaient 2 m de hauteur pour 4m de large; le château était entouré d'un fossé.

Les illustrations (tableau du château, maquette, photo montage) ont été fournies par Monsieur Gilbert Lehmann (Le Croisic)  les reproductions ont été effectuées par Milepat Production. Bibliographie : Fernand Guériff "De poudre, de gloire et de misère" - A. Bertho "Le Croisic aux vents de l'histoire" - Alain Gallicé "Guérande au Moyen - âge" - rédaction : mileprod

 mention spéciale à Laurent Delpire, Historien de l'art pour sa contribution :(dimensions, dépouillement du document de 1664....) et d'une manière générale pour ses recherches précieuses ainsi que pour ses sujets développés dans le bulletin municipal

LES PERSONNES POSSEDANT DES RENSEIGNEMENTS PLUS PRECIS SUR LE CHATEAU DU CROISIC SONT INVITEES A APPORTER LEUR CONTRIBUTION.... QU'ELLES EN SOIENT ICI REMERCIEES!

Contact : mileprod@wanadoo.fr - Téléphone : 06 31 43 72 89

 

 

 

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4 juillet 2006 2 04 /07 /juillet /2006 08:50
QUAND L'HISTOIRE D'UNE VILLE EPOUSE CELLE D'UN PAYS

Le Croisic est une petite ville, d'origine très ancienne, dans laquelle on a voulu retrouver l'un des ports bretons désignés par Ptolémée. Dès le milieu du Ve siècle, le Croisic devint une station préférée des marins saxons. Plusieurs fois ils battirent les Romains et quand, battus eux-mêmes, ils se voyaient forcés de se retirer, ce n'était jamais pour longtemps, car leurs compatriotes accouraient du nord à la rescousse : la position offrant trop d'avantages pour être négligée par ces habiles marins.
 
Avant l'établissement des grands ports militaires de Bretagne, le Croisic possédait une véritable importance. Il armait de forts navires, et à toutes les époques de l'histoire du duché de Bretagne, on retrouve avantageusement son nom. La fidélité de ses habitants aux ducs d'abord, puis aux rois de France, héritiers des ducs, resta si complète que des privilèges considérables lui furent assurés. Nicolas Bouchart, amiral de Bretagne, tenant pour Jean de Montfort, fortifia la ville et y bâtit un château en 1355. Il réparait ainsi le mal que Louis d'Espagne, partisan de Charles de Blois, avait fait au port treize ans auparavant.

Le duc François II arma une flotte au Croisic, et accorda aux habitants plusieurs privilèges dont ils se montrèrent reconnaissants. Non seulement ils firent lever à l'armée de Charles VIII le siège de Nantes, mais encore ils contribuèrent à reprendre la ville de Vannes, enlevée par les Français. Plus tard, l'union de la Bretagne et de la France ayant été consommée, les Croisicais ne marchandèrent pas leur dévouement au nouveau souverain. Ils s'occupèrent avec ardeur des armements nécessaires pour réprimer les incursions des Anglais sur les rivages bretons. Quatre de leurs navires obtinrent l'honneur de la journée où si malheureusement périt le trop impétueux Portzmoguer (Primauguet) et où fut détruit le fameux vaisseau la Cordelière, construit par la reine Anne (1513).

« Le 29 avril 1557, dit Ogée, les habitants du Croisic écrivirent au duc d'Étampes, gouverneur de Bretagne, pour lui apprendre qu'ils avaient chassé les Espagnols de Belle-Île et pris une de leurs barques, où il s'était trouvé du sucre et des olives, et lui annoncer qu'ils lui conservaient quatre pains de sucre et un baril d'olives provenant de cette prise. »

 
Jusqu'en 1597, le Croisic resta au rang des plus fortes places bretonnes ; mais à cette époque Henri IV, vainqueur de la Ligue, acheva de pacifier le comté nantais. Le capitaine La Tremblaye vint assiéger et réduisit la ville, dont il démolit les fortifications et le château. À cette occasion surgit une réminiscence du célèbre épisode du siège de Calais par Édouard III d'Angleterre. Le capitaine avait imposé au Croisic une rançon de trente mille écus, somme considérable. On cherchait vainement à satisfaire le vainqueur ; alors vingt-deux habitants notables, désirant éviter à leur ville la continuation des représailles exercées par les troupes s'offrirent en otage. Les pauvres gens ne s'attendaient point à être si mal récompensés de leur belle action... Soit faute de ressources, soit pour toute autre cause, leurs concitoyens les laissèrent en prison.
À grand peine, et après nombre de suppliques, purent-ils obtenir que la rançon dont leur personne répondait fût répartie sur la paroisse entière !

Un des derniers faits d'armes concernant le Croisic se passa, le lendemain de la bataille des Cardinaux le 21 novembre 1759. L'amiral de Conflans, « par une manœuvre sans excuses comme sans précédents dans la marine française (son vaisseau et son équipage étaient intacts), fit couper les câbles du Soleil-Royal et vint s'échouer à l'entrée du port vers sept heures du matin ». Le Héros, complètement désemparé, venait aussi faire côte à ce même port.

 L'épilogue du terrible combat devait être lamentable. Le maréchal français ordonna de brûler son vaisseau, quoiqu'il y ait lieu de croire que le Soleil-Royal pouvait être sauvé. Cet ordre fut exécuté, mais les Anglais « voulurent avoir leur part dans l'incendie », et deux jours après, le 24 novembre, cinq chaloupes ennemies vinrent brûler le Héros. Ceci encore se passa sous les yeux de Conflans !...
Quinze jours environ s'écoulent, et l'amiral Anglais s'avise qu'il doit envoyer retirer les canons des vaisseaux incendiés. En conséquence, il adresse aux Croisicais un ultimatum portant « que si l'on tentait de s'y opposer (au retrait des canons), il bombarderait la ville et la réduirait en cendres ». Mais sir Edward Hawke n'avait plus affaire à M. de Conflans. Les Croisicais, loin de se montrer effrayés par ses menaces, refusèrent de laisser enlever les pièces. Irrités, les Anglais s'embossèrent et ouvrirent le feu. Pendant trois jours, les champs furent sillonnés par des boulets. Une bombe tomba dans le milieu du Croisic, devant la porte principale de l'église. Les habitants n'en persévérèrent pas moins dans leur patriotique résolution, et les assaillants durent renoncer à de nouveaux trophées d'une victoire dont ils avaient déjà tant de preuves. Longtemps, on travailla à l'extraction de l'artillerie et des débris des deux bâtiments. Un hardi plongeur, nommé Corron, ou Gotton, né au Croisic, et dont, disait-on, « la fortune était au fond de l'eau », rendit d'immenses services en cette circonstance...

Ainsi le Croisic, soit en se défendant, soit en arrachant aux ennemis nos épaves, se montrait digne de son antique réputation, et des lettres patentes qui lui avaient été octroyées, en 1618, par Louis XIII ; pour récompenser « le zèle des Croisicais à défendre, à leurs frais et dépens, le territoire, nous les dispensons de toute solde, impault et subsides... »
Au XIXe siècle le Croisic possédait un très joli petit port, très gai, très riant, très animé par un actif va-et-vient de navires caboteurs et de barques de pèche, surtout au moment du passage de la sardine. Les marais salants et les bains de mer, ces derniers très fréquentés, entretiennent la prospérité de la ville.

visites guidées avec LAURENT DELPIRE (Historien de l'art) programme et horaires disponibles à l'Office de Tourisme (quartier gare SNCF) Tél: 02 40 23 00 70
ou cliquer sur le lien : http://www.ot-lecroisic.com

Spectacle historique "Le Croisic m'est conté" à l'ancienne criée - 120 bénévoles et 400 costumes, la ville revisite son histoire de Jules César aux Bains de mer.
Réservations : Office de Tourisme 02 40 23 00 90
retrouvez les photos du spectacle sur www.lecroisicmestconte.com

Le nom de la ville proviendrait du breton ar groazig où ar correspond à « le » ou « la » et où la terminaison -ig est un diminutif (comme « -ette » en français).
On trouve plusieurs explications pour le terme groaz. Il pourrait signifier « croix », littéralement Le Croisic serait alors « la petite croix ».
Cependant la meilleure des étymologies proposées semble être celle qui dérive du mot groaz, « grève ». Le Croisic signifierait donc, littéralement, le lieu de la petite grève, nom fort bien en rapport avec sa situation : le port qui donne sur le traict, très sablonneux, ayant à redouter l'amoncellement de dunes marines.

 

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3 juillet 2006 1 03 /07 /juillet /2006 20:48

SAINT GUENOLE, une église dévoile ses secrets

C'est une tradition, chaque année la SPREV, délègue deux guides qui se tiennent à la disposition du public pour une découverte commentée de l'un des plus beaux monuments cultuel de la presqu'île guérandaise : l'église saint Guénolé de Batz (voir par ailleurs l'article sur le saint; cliquer sur ce lien) : http://hippocampeinfo2.over-blog.com/article-2185351.html

Qu'est ce que la SPREV? en fait il faut lire  Sauvegarde du Patrimoine religieux en vie, une fédération qui contribue à la découverte de la bretagne historique grâce à des guides bénévoles souvent des étudiants passionnés d'histoire. Sur le département de Loire Atlantique, Batz sur mer est le seul site à bénéficier de l'apport des guides de la SPREV.

 Erwan Blavec et Yann Rio cultivent une même passion pour l'histoire de la Bretagne et c'est tout naturellement au travers du patrimoine religieux que s'exprime le plus fortement cette histoire de tout un peuple. Présents tout le mis de juillet, ils apportent leurs commentaires, répondent aux questions des visiteurs, peu à peu l'église dévoile tous ses secrets, expose toutes ses richesses.

L'histoire de saint Guénolé relève de la plus belle des épopées, à Batz sur mer l'église lui a été dédiée, le bourg et les villages de Batz sont directement placé sous la protection du saint. L'un des grands moments que peuvent vivre les habitants et les vacanciers, c'est le pardon de saint Guénolé, une célébration poignante qui exprime l'identité de la ville, de toute une communauté unie avec un moment d'une grande intensité avec la bénédiction du sel lors de la grand messe  suivie d'une partie festive où l'on découvre de splendides costumes,  d'antiques jeux bretons ainsi que de courts spectacles entièrement axés sur les traditions locales.

L'église,  est un véritable vaisseau de pierre.

Elle possède une tour du haut de laquelle on découvre un panorama exceptionnel. En été l'église accueille des concerts avec des artistes renommés, la foule s'y presse pour vivre de grands moments musicaux. Enfin l'église outre des oeuvres d'artistes et un mobilier remarquable, possède une athmosphère très particulière qui marque tous les visiteurs, les pierres ont un langage dit-on, celà est très vrai ici, la découverte patiente et attentive de l'édifice se fait enchantement, un moment sans doute unique.

Sur l'agenda : visites guidées et commentées du lundi au vendredi le matin de 10 h 30 à 12 h 30 (dernière visite) l'après-midi : de 14 h 45 à 17 h 45 (dernière visite) - Le dimanche : de 14 h 45 à 17 h 45 (dernière visite) - sauf jours fériés.

Soirée du Patrimoine (sur un thème à détreminer) animation par les guides de la SPREV, mardi 25 Juillet à 21 h à l'église.

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2 juillet 2006 7 02 /07 /juillet /2006 06:52

ERNST JEAN PIERRE, le regard d'un peintre Haïtien

Une oeuvre généreuse et sincère 

ERNST JEAN PIERRE, the glance of an Haitian painter
A generous and sincere work

Organisée  par le Triangle Blanc de Yann Barrailler - Lafond et Jean Eric Lagesse avec le soutien de la ville du Croisic et son service culturel,l'exposition de l'artiste Ernst Jean Pierre est véritablement un évènement.Il s'agit là d'une bien belle découverte qui constitue un rendez-vous qu’il ne faut manquer en aucune façon. 

L’exposition qui se déroule jusqu'au 12 juillet tombe à pic pour ouvrir l'ancienne criée à des oeuvres qui se distinguent par leur expression forte en même temps poétique et constitue une rencontre  émouvante avec un artiste séduit par la Bretagne qui la regarde, la voit et la peint d'une palette dynamique qui fait parfois penser au Douanier Rousseau voire même au grand Gauguin. "Evidemment nous avons ici affaire à une tradition moderne de ce qu'il est convenu d'appeler l'art naïf... ce terme situe un genre et non un état" précise Yann Barrailler - Lafond qui, lors du vernissage, a voulu situer cette exposition et surtout le peintre Ernst Jean Pierre "comme un pur interprète de l'école haïtienne qui se distingue par sa spontanéité, décidément essentielle et cette aptitude naturelle à conserver un regard toujours nouveau sur ce qu'il perçoit, cette aptitude paradisiaque qui nous émeut"

Il s'agit bien là de toiles magiques où perce parfois l'expression d'une douleur et d'une envie d'histoire "d'avant le chaos" une expression forte qui désigne la colonisation et le malheur d'un petit pays en proie à tant de bouleversements...l'envie et le besoin viscéral de retour à l'authentique d'une vie basée sur des principes d'humanité, d'accceptation et de partage. Alors, loin de son île, l'amour d'Ernst Jean Pierre pour sa terre natale ne faiblit pas, il guide sa main et le pinceau pour  brosser le portrait de cette terre de bretagne, son inspiration se traduit comme un chuchotement affectueux, comme le souffle d'une expression partagée, d'une histoire puissante et évocatrice qui transcende la peinture et l'amène à une traduction incomparable, séduisante, troublante de ce qu'il voit, de ce qu'il sent comme parfum ;  il possède cette qualité rare de faire passer des sentiments forts.

 

 

 

Ernst Jean Pierre a un talent rare qu'il nourrit  d'amour et de sincérité,   l'originalité,  la poésie démarque l'oeuvre, renforce l'expression... instaure un partage et véhicule une  pureté qui manque singulièrement à ce monde qui  tangue trop souvent et  dangereusement.

Vient de sortir, un  beau livre  qui reprend les oeuvres du peintre et  dans lequel l'on retrouve la magie des toiles et la douce mélodie des textes poétique d'Ernst Jean Pierre, un cadeau précieux à faire et "un pas de plus vers une terre lointaine qui nous a donné, avec cet artiste, un signe de sincérité et de généreuses amitié" précise Yann Barrailler Lafond.

A noter au vernissage, la présence de Gloria Bigot - Legros, Haîtienne résidant à Saint Nazaire qui  préside l'association Toussaint Louverture... Elle est intervenue pour évoquer Haïti et le symbolisme de l'oeuvre de Ernst Jean Pierre tandis que Christophe Priou a rappelé qu'il existait des liens anciens entre le port croisicais et Haïti il a évoqué la mémoire de son collègue Edouard Landrain,récemment décédé, qui présidait à l'assemblée nationale l'amitiée Franco - Haïtienne, manière de dire que le regard de la France sur ce pays qui vit de longues et douloureuses épreuve; est attentif  et qu'il convient d'y rétablir l'homme et la vie à leur place naturelle, dans la sérénité.

ANCIENNE CRIEE - Ouverture tous les jours de 10 h 30 à 12 h 30 et de 14 h 30 à 19 h. Entrée libre
Ernst Jean Pierre sera présent sur l’exposition, il fera une séance de dédicace de l’album sorti récemment et qui donne une sélection de ses œuvres les meilleures. Cette séance de dédicace se déroulera sur les lieux même de l’exposition.

site ERNST JEAN PIERRE :http://ernstjp.free.fr

Le livre d'ERNST JEAN PIERRE est également disponible au TRIANGLE BLANC

 

 

 

 

 

le Triangle blanc - 14, quai de la Petite Chambre - 44490 Le Croisic - 02 40 15 74 16 (tel/fax) - letriangleblanc@wanadoo.fr

 

web :http://www.letriangleblanc.com/

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29 juin 2006 4 29 /06 /juin /2006 12:38
BATZ SUR MER
UN SAINT DANS L'HISTOIRE, un symbole aujourd'hui
Saint Guénolé ou mieux saint Gwénolé est un personnage religieux qui aurait vécu au Ve siècle en Bretagne, il est réputé avoir fondé l'abbaye de Landévennec. Son père, saint Fracan et sa mère, sainte Gwenn auraient débarqué venant probablement du Pays de Galles dans la baie de Saint-Brieuc pour se fixer à Ploufragan (Côtes d'Armor). Guénolé est le troisième fils d'une famille dont les autres enfants sont sainte Clervie, saint Jagu et saint Guéthénoc.
Il serait né, soit à Ploufragan, soit à Plouguin où est encore montré le lieu supposé de sa naissance (une motte féodale). Vers 470, il est confié encore enfant à saint Budoc pour être formé dans l'ermitage de celui-ci, situé sur l'île Lavret, dans l'archipel de Bréhat. Vers 485, il manifeste le désir de se rendre en Irlande pour vénérer les restes de saint Patrick qui vient de mourir, mais l'apôtre lui apparaît en songe pour lui indiquer qu'il est préférable de rester en Armorique pour y fonder une abbaye.
 
Avec onze autres disciples de saint Budoc, il s'établit dans une autre île appelée Tibidy qu'on a tenté d'interpréter comme l'île de la maison de prières, à Logonna-Daoulas, dans la Rivière du Faou. Au bout de 3 ans, en 490, Guénolé , nouveau Moïse, ouvre miraculeusement un passage dans la mer pour aller fonder une nouvelle abbaye sur la rive opposée de l'estuaire à Landévennec. En ayant fait le centre religieux de la Bretagne de l'Ouest, il y meurt en 532.
Les sources historiques sont constituées par les Vies rédigées par l'abbé Gurdisten (Uurdisten) et le moine Clément. La plus ancienne est une hymne biographique composée par le moine Clément en 24 strophes dans le deuxième tiers du IXe siècle. A son tour, l'abbé Gurdisten compose dans le dernier quart de ce même siècle une grande Vita Sancti Winwaloei Cornugallensis en trois livres et qui fut copiée, avec d'autres documents sur l'abbé fondateur, du cartulaire de Landévennec, compilé au milieu du XIe siècle qui est parvenu jusquà nous.
Un autre texte, plus court et qualifiée de Vie brève que l'on connaît par un manuscrit du XIIIe siècle conservé au British Museum, a longtemps été tenue pour la source de Gurdisten qui se serait contenté de l'amplifier, mais de nombreux chercheurs tiennent à présent ce texte pour un simple abrégé de Gurdisten, réalisé entre le Xe et le XIIe siècle dans le Nord de la France ou en Grande Bretagne.
Les textes suivent les règles de l'hagiographie médiévale et s'attardent sur les nombreux miracles attribués à Guénolé (il ressuscite, guérit, convertit, console, fait jaillir une source, etc.). Gurdisten se livre également à de nombreuses digressions pour l'édification de ses moines et de ses lecteurs.
Finalement, un ange apparaît au saint pour lui dire que «les habitants du ciel réclament sa présence» et Guénolé meurt, comme saint Benoît (et à son exemple) au milieu de ses moines en prières. Justement, Gurdisten trouve le moyen d'insérer le diplôme que l'empereur Louis le Pieux a fait remettre en 818 à un des lointains successeurs du fondateur, l'abbé Matmonoc, pour lui donner l'ordre d'abandonner les usages monastiques celtiques au profit de la règle de saint Benoît.
Il est honoré dans les paroisses où étaient situés des dépendances (souvent des prieurés) de l'abbaye de Landévennec : Concarneau, l'Île-de-Sein, Landrévarzec, Locunolé, Locquénolé, Saint-Guénolé (en Penmarc'h), les trois derniers noms étant présents dans de nombreux lieux en Bretagne dont BATZ SUR MER (44)
 
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21 juin 2006 3 21 /06 /juin /2006 06:38
Le pourridium fait des ravages
Abattage et replantation au Parc de Penn Avel
Seul poumon vert digne de porter ce nom au Croisic, le Parc de Penn Avel racheté il y a deux décennies par le conservatoire du Littoral et confié à la ville, subi une attaque sérieuse du pourridium, un champignon redoutable, ennemi numéro un du chêne vert mais aussi dangereux pour d’autres essences et contre lequel il n’existe aucune parade à ce jour.
Le constat est clair : 200 arbres sont atteints par la maladie, il va donc falloir abattre !
Soucieuse de soigner la communication face à cette affaire qui pourrait émouvoir la population, les services techniques et plus particulièrement les espaces verts municipaux ont tenu une conférence de presse pour expliquer l’action programmée qu’il convient de mener au sein même du Parc.
Le chantier connaîtra plusieurs tranches, le programme va s’étaler sur six ans au cours desquels les arbres malades seront abattus en même temps que sera entrepris un nettoyage du sous-bois et un élagage des sujets préservés. En ligne de mire, les cupressus (certains sont atteints) et certains lauriers-sauce qui gênent considérablement le renouvellement naturel des espèces. En même temps, il est envisagé un remplacement progressif du mobilier, qui sera plus en rapport avec le lieu et avec une conception plus écologique.
Sur un plan pratique et dans un premier temps, c’est l’ouverture de la première tranche ( Budget 24 000 €) de ce gros chantier qui commence avec l’abattage d’une quinzaine d’arbres qui seront remplacés à l’automne dans le cadre d’une opération Verte à laquelle seront associés les scolaires dans un but pédagogique.
Pour ce qui concerne l’élagage des gros sujets, c’est une entreprise extérieure qui va être sollicitée en raison des normes draconiennes de sécurité pour ce type d'intervention.
Enfin, pendant la durée des travaux, le parc reste ouvert au public, les zones concernées seront délimitées conformément à la réglementation.
PdC
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19 juin 2006 1 19 /06 /juin /2006 07:29

Cheville ouvrière de l’animation touristique
Jacques Monnier tire sa révérence
Homme incontournable de la cité portuaire, Jacques Monnier, ancien pilote de ligne et animateur émérite de la vie locale, tire sa révérence pour raisons personnelles.
L’œil tout de même un peu humide, il laisse un bilan flatteur et une présence qui n’est pas prête à s’estomper
.


Photo : de gauche à droite Jacques Monnier, Marie-Christine Livrinec (qui succède à Jacques Monnier à l’organisation et à la présentation des conférences) et Jean Auffret co-fondateur des conférences « Les vendredis du Croisic

Homme de toutes les aventures humaines, l’ami Jacques comme tout le monde l’appelle au Croisic, a beaucoup voyagé avant de poser sac à terre dans la cité Guérandaise. Pourtant, de voisin, cet innovateur n’a pas résisté au coup de foudre pour la cité corsaire. Lui qui a survolé le monde entier aux commandes des meilleurs avions de ligne, qui a contribué au développement des principales lignes aériennes sur le continent africain a définitivement succombé devant les charmes riches et variés de l’histoire locale.
Appelé par Alain Mahé alors président de l’Office de tourisme au début des années 80 pour mettre en place le son et lumière, il prit la présidence de l’OTSI en 1986, poste qu’il transmit en 1993 à l’actuel président Gérard Lemerle. Mais c’était mal le connaître que de penser qu’il puisse ainsi tourner le dos au Croisic ; devenu président honoraire, l’homme s’est attelé à mettre au point et à mener tout droit au succès des manifestations devenues de grands rendez-vous culturels : les vieux métiers de la mer (sur une idée de Stéphane Auffret) continuent d’occuper la pôle position des animations estivales avec des bénévoles passionnés et passionnants, les conférences des vendredis du Croisic avec son complice Jean Auffret, une autre manifestation culturelle devenue institution, qui ont accueilli 159 conférences sur 14 ans avec toujours le même succès et la même fidélité du public ; et puis toute nouvelle animation : les plus beaux sermons qui d’entrée ont raflé la mise avec un public enthousiaste.
Dans toutes ces initiatives, Jacques Monnier a voulu créer une dynamique et une équipe, il a su en homme passionné convaincre et entraîner avec lui des bénévoles ainsi que les structures locales comme l’office municipal de la culture et bien sûr l’Office de tourisme. Mais cet hyperactif a aussi eu à gérer dans la discrétion des problèmes de santé dont il ne se plaint jamais, membre du Lion’s Club il sait bien ce que servir veut dire, être efficace c’est pour mieux faire réussir la collectivité, ce principe jamais il ne l’a transgressé. Ce qui fait dire à tout ceux qui le fréquente, que Jacques peut bien prendre du recul, il est une place qu’il ne laissera jamais vacante c’est celle du cœur.

Un bel exemple qui montre que l’homme des hauteurs est aussi un homme de racines.
On le reverra traîner ici et là, jeter un œil sur ses bébés qui figurent en bonne place pendant l’été.
»

PdC

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