Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Présentation

  • : HIPPOCAMPEinfo2
  • HIPPOCAMPEinfo2
  • : TOUTE L'INFO Locale, Nationale et Internationale. Reportages -
  • Contact

DIVERS

 

soir-sur-les-quais.jpgScan-Lauf-jpg

 

 

Recherche

A la Une!

 Le premier média sur l'info locale
 Votre annonce ou votre publicité sur

"Ensemble, faisons circuler l'Info" "  

« Le savoir faire n’est rien sans le faire savoir »

contact téléphonique : 06 27 22 74 28

site  de Milepat Production : http://mileprod.over-blog.com
(pour nous contacter cliquer sur le bandeau)
entreprise individuelle SIRET n° 332 893 635 00059 code APE 7021Z

Les bonnes adresses au Croisic 

cliquer sur les liens 

 

Les saveurs de la mer, au cœur du centre historique  

 

Milepat Production Le Croisic "Votre communication sur mesure" :

 MAQUET~2 MAQUET~2 (cliquer sur le lien)

 

 

 

Communiqués

Carnaval : venez nous rejoindre

La ville invite tous ceux qui souhaitent à rejoindre les carnavaliers déjà inscrits pour le carnaval du Croisic le samedi 14 avril au soir pour le bal et le dimanche 15 avril pour le défilé sur les quais. Pas de thème imposé, costumes libres, chars acceptés avec enthousiasme. Contact à la mairie Laure Brechet 02 28 56 78 50 ou l.brechet@lecroisic.fr

 

 

 

Promotion de la Ville   

le croisic documentaire le croisic : documentaire copyright Milepat Production

 

(clic gauche pour visionner chaque vue, clic droit pour voir la vue précédente)

le croisic donnez de la hauteur 

Archives

Site à découvrir CAPTAIN MALO


Pour atteindre le site de CAPTAIN MALO cliquer  sur le bandeau
15 avril 2006 6 15 /04 /avril /2006 04:14

LA REVUE DE PRESSE

Le Parisien juge « chaotique » la situation au Tchad, tandis que « la France s’interroge sur la conduite à tenir ».

Constatant également que « la rébellion fait vaciller le pouvoir tchadien », Le Figaro évoque un « soutien sans participation de l’armée française ». En Une toujours, Le Monde analyse le rôle de Paris comme « loin d’être clair ». Une attitude ici qualifiée d’ « indécise ». Ouest-France assure que « les rebelles (sont) aux portes de la capitale » (N’Djamena). La même photo d’un convoi d’hommes en armes s’accompagne en ouverture de L’Humanité de cette formule : « La guerre civile gagne la capitale ». Selon Les Dernières Nouvelles d’Alsace, « au Tchad comme en Côte d’Ivoire, on retrouve l’ingrédient principal de tous les coups d’Etat réussis ou manqués en Afrique : l’appartenance ethnique qui réclame ou accapare le pouvoir sans jamais le partager. La France est depuis hier au coeur de ce bourbier. (Car) le Tchad est une plaque tournante et Paris veut se maintenir en Afrique, redevenue un continent à partager en zones d’influence pour ses richesses en hydrocarbure et matières premières. Les Chinois y sont omniprésents et les Américains ne se sont jamais autant intéressés à l’Afrique francophone ». D’après Le Républicain Lorrain, « avec un Idriss Déby gravement malade et un clan présidentiel désormais divisé entre N’Djamena et la rébellion, Paris craint que le pays ne connaisse un scénario à la somalienne. Autrement dit, un émiettement entre chefferies et un partage du territoire entre chefs de guerre rivaux exerçant leurs droits au détriment de la population ».

L’Est Républicain écrit aussi que « sur ce continent, la France joue un rôle qui tient davantage de la posture que de l’influence. Aujourd’hui en Afrique, elle ne peut plus faire ni défaire les régimes. Au mieux, elle joue un rôle tampon entre les gouvernements en place et les rebelles qui veulent les renverser ». D’après La Croix, Déby n’est qu’un « dictateur sans scrupules. Après avoir libéré le pays d’Hissène Habré, ce président s’est maintenu avec les mêmes méthodes. La terreur règne toujours.

On continue de repêcher des cadavres dans les eaux du Chari, le fleuve qui traverse N’Djamena. (Et néanmoins), la France soutient l’homme en place ». Selon Libération, « à l’instar de feu Eyadéma au Togo, du Congolais Sassou Nguesso ou du Gabonais Omar Bongo, Déby est l’un des derniers "bons soldats" de la Françafrique ». L’éditorial de ce journal ajoute : « A s’impliquer directement dans les affaires de ses anciennes colonies, Paris s’expose à l’accusation de néo-colonialisme. La raison de la présence française n’a pas varié depuis la conquête en 1900 : la nature politique a horreur du vide, il faut donc occuper ce vaste espace semi désertique, pour éviter que d’autres s’y installent ».

Considéré comme « un porte-avions terrestre ancré au coeur de l’Afrique noire, le Tchad n’a d’autre intérêt que stratégique et militaire. Sa déstabilisation (outre les pétrodollars) est aussi l’effet de l’extension du cancer qui ravage depuis trois ans, dans l’indifférence, le Darfour, et qui a déjà fait des centaines de milliers de victimes et des millions de réfugiés ». Ultime synthèse de La Tribune, avec ce titre lapidaire : « Rebelles et gouvernement tchadiens se battent pour les revenus du pétrole ».

Cauchemar explosif

Un liquide précieux qui revient à la Une des Echos, plaçant « la croissance mondiale sous la menace d’un baril à 70 dollars » ! « Le pétrole commence à sérieusement malmener les équilibres internationaux », commente ce quotidien. « Envenimant les relations entre producteurs de premier plan, comme les Russes, les Iraniens ou les Saoudiens et des consommateurs boulimiques comme les Américains, les Chinois et les Indiens ». Un « vieux cauchemar » est ici redouté : « Une chute du dollar entraînant un envol des taux d’intérêt et une récession dans le monde. Le couple pétrole croissance pourrait devenir un couple infernal ». Le Courrier Picard attribue une double cause à cette « nouvelle flambée du pétrole : l’hécatombe irakienne et les menaces nucléaires iraniennes ».

L’Ardenais relève que « l’Iran, quatrième producteur mondial d’or noir sait qu’en suspendant temporairement toutes ses exportations, il peut mettre le monde en panne. Si l’on ajoute aux besoins massifs de brut des pays à forte croissance les fragilités politiques au Nigeria et les hoquets préoccupants du Vénézuéla, la situation actuelle est explosive ». La Provence prévient à son tour : « Dans quelques dizaines d’années, les réserves seront à sec. A moins de changer totalement nos modes de consommations énergétiques, notre monde retournera à l’âge de pierre. Le carburant est devenu un produit de luxe. Il y a peu, on disait qu’à 5 francs, les Français renonceraient à leur auto. Il passera bientôt à 1 euro et demi, soit le double. Et on roule toujours » !


France-Soir livre ce vendredi une « édition spéciale », comptant notoirement deux pleines pages toutes blanches. L’une s’appelle « Culture », l’autre « Politique ». Un confrère exaspéré résume le projet des nouveaux patrons du quotidien : « Ils veulent supprimer les photographes, les services Culture et Politique. L’idée dominante, c’est que vous êtes trop nazes pour vous intéresser à d’autres choses. Ce que vous adorez lire, c’est du sexe, des faits divers et pourquoi ils sont tous pourris et qu’ils vous volent. J’aime bien feuilleter ce genre de papier, (ajoute ce « billet de mauvaise humeur »), mais j’aime aussi qu’on s’adresse à mon cerveau ». Interrogé enfin par Libération, le futur directeur de la rédaction de France-Soir avoue tout de go : « Je ne sais pas ce que c’est que la culture, je suis un journaliste sportif ».

par Alain Masson RFI

 


 

DECOUVERTE

Des archéologues ont entamé vendredi dans le centre de la Bosnie des travaux d'excavations sur un site qui abriterait deux pyramides, les seules en Europe. Une équipe d'experts a commencé à creuser à environ quatre kilomètres de deux collines où seraient dissimulées les pyramides.


Des montagnes pointues attirent toute l'attention des chercheurs en Bosnie. Selon certains, elles pourraient abriter des pyramides, les seules en Europe. Les archéologues supposent qu'un passage souterrain mènerait vers l'enceinte des "pyramides", situées près de la ville de Visoko, à une trentaine de kilomètres au nord de Sarajevo. Sous l'oeil curieux des habitants, des excavations archéologiques ont commencé dans la première des dix zones désignées, d'une surface de 20 mètres sur 50, situées au pied de l'une des deux collines recouvertes de végétation.

 

 

 

 

Une civilisation mystérieuse

L'initiateur du projet, un explorateur bosniaque Semir Osmanagic, avait réalisé à la fin de l'année dernière les premières recherches à proximité des deux collines. Il est convaincu que ces "constructions" sont l'oeuvre d'une civilisation mystérieuse et qu'elles ont été bâties avec des blocs de pierre taillés, avant d'être recouvertes d'une sorte de béton primitif. Les chercheurs bosniaques devraient être rejoints par un archéologue et un géologue égyptien. Ils affirment avoir constaté, en étudiant des images satellitaires du site, que les deux collines se refroidissaient plus rapidement que les formes de relief les entourant. Cela prouve, selon eux, que les collines ont un contenu moins dense et qu'il pourrait s'agir d'une structure mise en place par des humains.

D'après Semir Osmanagic, les quatre côtés des "pyramides" correspondent exactement aux quatre points cardinaux. La colline la plus grande est haute d'environ 70 mètres. Sa base est un quadrilatère dont les côtés mesurent 220 mètres. Similitudes avec celles du MexiqueLe découvreur des "pyramides" bosniaques affirme qu'elle présentent des similitudes frappantes avec les célèbres pyramides du Mexique représentant l'une le Soleil et l'autre la Lune.

C'est pour cette raison qu'il a baptisé la plus grande des deux collines "La pyramide bosniaque du Soleil". Les travaux, d'un coût estimé à 125.000 euros, devraient durer environ 200 jours, mais les premiers résultats des recherches devraient être connus dans trois semaines. Le directeur du musée de Visoko, Senad Hodovic, dit ne pas mettre en doute des hypothèses des chercheurs. "Ces pyramides sont évidemment l'oeuvre d'une civilisation. Mais nous devons effectuer des analyses sérieuses pour démontrer par qui et quand elles ont été construites", dit-il.

(D'après AFP) 

 


 

DROLE DE VERDICT DANS LA SECONDE AFFAIRE d'OUTREAU


Après six heures de délibération, les jurés de la cour d'assises de Saint-Omer sont revenus avec le sourire, vendredi après-midi, dans la salle d'audience où attendaient les accusés. Ils ont aussitôt rendu leur verdict : acquittement pour la grand-mère et condamnation des six parents à deux ans de prison pour corruption de mineurs entre 1994 et 2001 -délit normalement jugé en correctionnelle. Fernande V., une des accusées, a en outre été condamnée pour violences sur l'un de ses enfants.

La cour a donc abandonné totalement les charges de viols et d'agressions sexuelles à l'encontre de tous les accusés. Les peine de prison prononcées étant inférieures aux périodes de détention provisoire effectuées par les six condamnés, qui avaient passé près de trois ans en prison, tous ont pu repartir libre du palais de justice. Lors de son réquisitoire, devant la faiblesse du dossier, l'avocat général avait demandé à la cour de reconnaître une seule agression sexuelle sur un seul enfant par les trois frères, et la corruption de neuf des dix enfants parties civiles par tous les accusés. Il avait réclamé des peines allant du sursis à huit ans d'emprisonnement.

Jeudi, la défense avait plaidé un acquittement général."décision inique"Malgré des condamnations minimales, les avocats des six accusés condamnés n'ont pas caché leur colère à la sortie du palais. "C'est une décision totalement inique qui n'a aucun sens au regard de ce qui s'est déroulé en trois semaines d'audience. C'est un mode de vie qu'on condamne", s'est exclamé Me Hervé Corbanesi, avocat de Fabienne V., l'une des accusés.

La cour d'assises s'est "repliée sur une qualification fourre-tout sur laquelle rien n'était fondé", a-t-il ajouté, précisant que les condamnations pour avoir sciemment exposé leurs enfants à des images sexuelles ou pornographiques n'étaient "pas circonstanciées dans le temps et dans l'espace". "C'est une opération de sauvetage : il fallait sauver la maison justice à n'importe quelle condition", a pour sa part dénoncé Me Jérôme Crépin, avocat de Sylvain D., compagnon de Fabienne.

Les avocats ont annoncé leur intention de faire appel.

(D'après AFP)

 

 

Repost 0
Published by rfi- AP - dans NEWS
commenter cet article
15 avril 2006 6 15 /04 /avril /2006 04:08

VERS UN CONFLIT ARME ENTRE LES E.U. ET L’IRAN ?

A en juger par l'évolution des événements, une guerre entre les Etats-Unis et l'Iran semble, malheureusement, inévitable. Chacun peut avoir un avis différent et continuer à espérer que la situation s'améliorera, mais l'espoir s'estompe devant la logique

Il est difficile d'interpréter le comportement des Etats-Unis et de l'Iran autrement que comme la préparation psychologique d'une guerre. Les Américains multiplient les déclarations de plus en plus agressives, l'Iran effectue de grandes manoeuvres dans le détroit d'Ormuz, en montrant sa puissance militaire à tout le monde. Il est également incontestable que chacune des parties considère son adversaire comme le mal universel et la source principale de danger pour ses valeurs spirituelles, idéologiques et politiques. Tous les appels raisonnables à la paix lancés par la communauté internationale sont totalement méprisés, bien qu'on y prête l'oreille de manière formelle. Cela prouve de nouveau implicitement que, pour les deux parties, la confrontation est une affaire décidée. Pour exister, les deux ont besoin d'une percée qualitative.

Malheureusement, les Etats-Unis et l'Iran ont en vue non pas une percée intellectuelle ou morale, mais uniquement militaire.

Après avoir remporté une victoire formelle en Afghanistan (où prévalent toujours la charia et le trafic de drogue, où la démocratie n'existera que sous une forme indigène des siècles durant) et s'étant enlisés en Irak, les Etats-Unis jugent important de confirmer leur rôle de superpuissance. Cependant, des doutes sont déjà apparus et ils se répandent. L'image internationale des Etats-Unis est mauvaise comme jamais, le peuple américain se souvient de plus en plus souvent du Vietnam. Au cours d'un récent référendum dans l'Etat du Wisconsin, sans valeur juridique il est vrai, 61% des participants se sont prononcés pour le retrait immédiat des troupes d'Irak. Il y a néanmoins, comme l'estime la Maison Blanche, des raisons d'attaquer.

En tout cas, Washington les considère comme valables. Si le mensonge éhonté sur l'existence d'armes de destruction massive en Irak a été suffisant pour faire irruption dans ce pays, pourquoi donc, dans le cas de l'Iran, les soupçons sur l'intention de développer des armes nucléaires seraient-ils insuffisants? D'ailleurs, les Iraniens font sans cesse des déclarations provocatrices et profèrent des menaces à l'adresse d'Israël. Pour lancer des opérations militaires, les Américains ont avancé parfois des arguments encore moins convaincants.

Enfin, la lutte contre l'Iran s'inscrit dans la doctrine présentée par George Bush au début de son deuxième mandat présidentiel, doctrine qui vise à "déraciner la tyrannie" dans le monde entier. Le régime des ayatollahs à Téhéran est, pour lui, une tyrannie classique et l'opinion du peuple iranien à ce sujet lui importe peu.

En ce qui concerne l'Iran, il considère les Etats-Unis comme une barrière à surmonter, sans quoi il ne pourrait plus avancer. Pour devenir un pays moderne, l'Iran a besoin de l'énergie nucléaire. En principe, cet objectif peut être atteint par la voie pacifique, légale, mais les ambitions iraniennes vont effectivement, semble-t-il, bien plus loin. Pour acquérir une véritable souveraineté et une influence supplémentaire dans le monde arabe, Téhéran a besoin de la bombe atomique. Pour renforcer les positions de ses leaders spirituels chiites dans le monde islamique, l'Iran doit être indestructible et avoir les positions fermes d'un leader au Proche-Orient. C'est alors seulement que pourrait exister une chance (théorique) que d'autres pays islamiques le suivent. Mais les Etats-Unis l'empêchent d'atteindre cet objectif.

On peut citer d'autres arguments prouvant qu'une confrontation est inévitable, mais, à mon avis, les arguments avancés sont suffisants. Dans ce contexte, tous les efforts déployés par l'ONU, l'Europe occidentale, l'AIEA et la Russie qui a maintes fois mis en garde contre le danger d'une nouvelle aventure américaine ne suffisent malheureusement pas pour prévenir la confrontation, dont les conséquences seront amères, et pas seulement pour ses participants directs. Au cours de son récent séjour à Berlin, le ministre russe des Affaires étrangères Serguei Lavrov a répété une fois de plus: "Nous n'estimons pas que les menaces et la pression puissent donner de résultat positif". Mais il est peu probable que ses recommandations soient accueillies comme il se doit à la Maison Blanche.
Il en découle une question fatale: quand? A mon avis, le délai peut être déterminé approximativement.

Tout d'abord, cela peut arriver avant la fin de cette année. Ce délai maximal est déterminé par le calendrier politique électoral des Etats-Unis et les perspectives du parti conservateur auxquelles, naturellement, la Maison Blanche n'est pas indifférente. Quant à Bush-fils, il ne voudrait pas rester dans l'histoire comme un "looser". Pour gagner la course présidentielle, les conservateurs ont besoin non seulement d'une guerre, mais aussi de succès spectaculaires, surtout en toile de fond des revers essuyés en Irak. Et tout cela prend du temps.

D'autre part, les délais minimaux sont déterminés par toute une série de circonstances d'ordre aussi bien militaire que politique. Cette fois il est vrai, il s'agit du facteur politique extérieur.
En ce qui concerne l'aspect militaire, n'étant pas un expert en la matière, je ne peux que supposer ce qui est évident. Premièrement, toute guerre nécessite une préparation. Deuxièmement, les Etats-Unis doivent assurer leurs arrières en Afghanistan et en Irak, en bénéficiant de l'aide de leurs alliés.
Quant à la politique étrangère, on peut supposer que les ennuis auxquels se sont heurtés les Etats-Unis en occupant l'Irak sans mandat de l'ONU seront minimisés par Washington autant que possible. Autrement dit, Washington s'efforcera de s'attirer, dans le problème iranien, le soutien de l'Europe occidentale et, bien entendu, de Moscou et Pékin, membres permanents du Conseil de sécurité.

L'objectif immédiat des Américains est d'obtenir des sanctions - n'importe lesquelles - contre l'Iran, ce qui signifiera automatiquement, pour Washington, que la justice est de son côté.
Ce n'est qu'après avoir épuisé toutes les possibilités dans ce domaine et essuyé un échec que les Etats-Unis se décideront à agir en contournant le droit international. Les critiques ne manqueront pas, mais, cette fois, la Maison Blanche aura la possibilité formelle de dire: nous avons fait tout notre possible en vue de parvenir à une entente.
Repost 0
14 avril 2006 5 14 /04 /avril /2006 08:22

Jean Lassalle fait la grève de la faim depuis 39 jours pour sauver 150 emplois dans son canton. L’issue de son combat est peut-être proche. Le Premier ministre lui a rendu visite personnellement à l’Assemblée hier, et le président de la République a déclaré se saisir du dossier.
Le ministre de l’Intérieur reçoit aujourd’hui les représentants du groupe japonais Toyo Aluminium, dont la filiale française se nomme Toyal. A Osaka, le PDG de l’entreprise japonaise s’est déclaré favorable, sous certaines conditions, à construire l’extension prévue sur le site d’Accous même.
Jean Lassalle a déclaré attendre un accord écrit pour mettre fin à sa grève de la faim. L’affaire pourrait aboutir dans la journée. La situation devient urgente : avec 25 kg perdus, le député béarnais qui peine à se déplacer est dans un état critique, et devrait passer le week-end à l’hôpital.


 
la veille de deux semaines de congés des parlementaires (fêtes de Pâques obligent), le Parlement a définitivement adopté la proposition de loi sur "l'accès des jeunes à la vie active en entreprise", le dispositif qui remplace le CPE, par 158 voix contre 123.
Les dernières universités se débloquent : Montpellier a annoncé la reprise des cours mardi. Mais Toulouse resterait encore fermée, et la situation est toujours très tendue à Nantes.



la veille de deux semaines de congés des parlementaires (fêtes de Pâques obligent), le Parlement a définitivement adopté la proposition de loi sur "l'accès des jeunes à la vie active en entreprise", le dispositif qui remplace le CPE, par 158 voix contre 123.
Les dernières universités se débloquent : Montpellier a annoncé la reprise des cours mardi. Mais Toulouse resterait encore fermée, et la situation est toujours très tendue à Nantes.



Hier, Condoleezza Rice a annoncé lors d’une conférence de presse que l’obstination de l’Iran à continuer d’enrichir son uranium, malgré les mises en garde et les ultimatums de l’ONU, devait « avoir des conséquences ». La secrétaire d’Etat a déclaré que les Etats-Unis "examineraient toutes les possibilités" dont dispose le Conseil de sécurité pour sanctionner l’obstination iranienne à poursuivre ses activités nucléaires. Hier, à Téhéran, le président iranien Mahmoud Ahmadinejad a en effet reçu le directeur de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), Mohamed El-Baradeï, par une fin de non recevoir, déclarant : « Notre réponse à ceux qui sont furieux du fait que l'Iran aille jusqu'a u bout de son programme nucléaire est la suivante: 'Soyez furieux contre nous et mourez de cette colère’ ». Le Conseil des sécurité de l’Onu a donné jusqu’au 28 avril à Téhéran pour cesser ses activités nucléaires. Les sanctions pourraient être d’ordre économique, diplomatique et même militaire. D’aucuns spéculent déjà sur les stratégies possibles d’une hypothétique intervention armée des Etats-Unis en Iran.
Bien que considérant le gouvernement du Hamas à la tête de l’Autorité palestinienne comme terroriste, et même si les Etats-Unis ont décidé de n’avoir aucun contact avec ce gouvernement, George W. Bush l’a autorisé hier à conserver son bureau de Washington pour au moins 6 mois. Les relations diplomatiques avec l'Autorité palestinienne (qui n’a jamais eu d’ambassade à Washington mais seulement une représentation) ne sont donc pas complètement rompues.



Le 7 février 2005, Ayhan Sürücü, 18 ans, tire en pleine rue sur sa sœur Hatun, 23 ans. Son acte est « un crime d’honneur » et motivé par le fait que la jeune femme avait abandonné son mari auquel on l’avait liée de force en Turquie, pour élever seule son enfant en Allemagne. La violence de l’acte a relancé le débat sur l’intégration de la communauté turque en Allemagne. Une cinquantaine de crimes identiques ont été recensés dans les dix dernières années. Finalement, le tribunal du Land de Berlin a condamné Ayhan Sürücü à 9 ans et 3 mois de prison. Ses deux frères, pourtant partie prenante dans la décision de punir Hatun pour laver l’honneur familial, ont été acquittés.

Repost 0
Published by padraig - dans NEWS
commenter cet article
14 avril 2006 5 14 /04 /avril /2006 07:47
Ségolène Royal : la socialiste qui monte, qui monte
Ségolène Royal, du Parti socialiste français, multiplie avec le sourire les interventions médiatiques (ici, sur le plateau du journal de 20h de TF1) et fait la une de nombreux magazines.


 
Ségolène Royal est devenue incontournable.
Qu’elle obtienne ou pas l’investiture socialiste pour la candidature à la présidentielle, elle sera dans tous les cas l’une des personnalités en lice. Les éléphants -Fabius, Strauss-Kahn, Lang- n’ont qu’à bien se tenir. Ségolène Royal compte tirer les bénéfices d’une popularité engrangée tranquillement depuis quelques mois, le moment venu. Elle a une carte majeure en main : face à l’usure des caciques du PS, elle incarne une forme de renouveau. Mais elle devra surmonter l’attaque qui tue et que ses adversaires à gauche, et aussi à droite, commencent à asséner rudement : pour gouverner, il faut de l’expérience et un programme, pas seulement une image médiatique
 

On ne l’a jamais vu aussi souriante.
Ségolène Royal pourrait presque faire de la publicité pour les dentifrices tant elle affiche un sourire rayonnant à la Une des magazines ou dans les émissions de télévision. C’est vrai, en ce moment, elle n’a pas beaucoup de raisons de faire grise mine. Elle galope en tête des sondages de popularité depuis des semaines. Et dans les dernières enquêtes, elle a même franchi un cap : supplanter celui qui fait figure d’adversaire potentiel le plus sérieux à droite, Nicolas Sarkozy. Selon l’institut Ifop qui a interrogé les Français pour l’hebdomadaire Paris Match, elle emporterait le scrutin présidentiel par 52% des voix contre 47% au président de l’UMP (Union pour un mouvement populaire). Le sondage Ipsos publié par Le Point arrive à la même conclusion mais avec un score un peu plus serré : 51% contre 49%.
Du coup, elle a fini par accepter de dire sans tournicoter autour du pot qu’elle brigue bel et bien l’investiture à la candidature socialiste pour la présidentielle. Détendue et amusée, elle a concédé lors d’un «chat» organisé sur le site internet de la chaîne LCI, le 12 avril : «Voilà, c’est dit». La veille, elle avait déjà fait un pas vers la révélation de ce qui n’est une surprise pour personne en répondant à l’acteur Djamel Debbouze, lors d’une émission télévisée sur Canal +, qu’elle serait «probablement candidate… si ça reste comme ça».
 
Ségolène Royal en irrite plus d’un dans son camp
Alors maintenant, elle doit en effet tout faire pour que ça continue jusqu’au mois de novembre, date à laquelle les socialistes décideront quel héraut ils enverront dans la joute pour gagner l’Elysée. Et ça risque de se corser rapidement. Car Ségolène Royal en irrite plus d’un dans son camp. La preuve : de-ci, de-là, on commence à entendre des phrases pas très gentilles sur la présidente de la région Poitou-Charentes. Laurent Fabius, qui postule lui aussi à l’investiture socialiste, a affirmé : «Pour moi ce qui est important quand on brigue l’honneur de représenter les socialistes et la gauche, c’est d’avoir clairement une ligne de gauche». Une critique implicite des prises de positions récentes de Ségolène Royal sur les réussites du Premier ministre britannique libéral Tony Blair en matière de lutte contre le chômage des jeunes, par exemple. L’ancien Premier ministre a aussi rappelé la nécessité de choisir un candidat aguerri pour briguer l’Elysée : «Ce qui est important dans ce débat, ce n’est pas le caractère plus ou moins médiatique de tel ou tel, mais deux choses : l’expérience et les bases politiques des projets des futurs candidats». Martine Aubry, maire de Lille, a abondé dans son sens en déclarant : «J’ai toujours pensé que ce qui était le plus important c’était le projet». Jean Glavany a même carrément manifesté son agacement, estimant que les militants socialistes choisiront leur candidat en fonction des «idées» et «pas de la couverture de Paris Match» [où figurait Ségolène Royal la semaine dernière].
 
A droite, on a entendu des attaques sur le ton condescendant ou revanchard. Jean-Marie Le Pen, le leader du Front National, a réduit la députée des Deux-Sèvres au rang de «gadget» qui permet à un PS sans programme d’«exister politiquement». François Fillon, l’un des conseillers politiques de Nicolas Sarkozy, a lui dénoncé le «hiatus» qui existe entre l’image médiatique de Ségolène Royal et son attitude à l’Assemble nationale qu’il qualifie de «sectaire, dogmatique et extrêmement agressive». Et d’ajouter avec ironie : «On a l’impression qu’il y a Mrs Ségolène et docteur Royal». Même ton moqueur pour le sénateur UMP Josselin de Rohan : «Quand les socialistes deviennent royalistes, les chouans deviennent méfiants». Après une période où les personnalités de droite ont dispensé quelques amabilités sur elle, Nicolas Sarkozy en tête, l’heure semble être venue de commencer à égratigner celle qui pourrait bien devenir une adversaire plus dangereuse que prévu.
 
Elle mise sans complexe sur son image
Ségolène Royal a tout de même des amis. Jacques Attali, l’un des plus proches collaborateurs de François Mitterrand, s’est mis à sa disposition. Daniel Cohn-Bendit, l’un des leaders étudiants de Mai 68 reconverti en député européen des Verts, la soutient lui aussi. Et elle en cherche d’autres sans ménager sa peine. Elle multiplie les voyages (Chili, Italie, Autriche). Elle sillonne la province. Elle squatte les médias. Et elle utilise internet pour créer un lien avec les Français. Son site porte un nom poétique, désirs d’avenir . Elle y invite tous les internautes à débattre et donner leur avis sur les problèmes et l’avenir de la France. De ces participations, elle tirera «les idées réalisables». Mieux, Ségolène Royal lance un livre en ligne. Au fil des semaines, elle diffusera les chapitres de l’ouvrage sur lesquels les internautes pourront réagir avant sa publication à la rentrée.
Ségolène Royal n’a peut-être pas de programme mais elle a une stratégie politique et médiatique très au point. Présente et pimpante -elle porte ses 52 ans avec élégance et dynamisme-, elle mise sans complexe sur son image. Mais elle joue aussi la carte de la proximité et de l’écoute. A ceux qui parlent «pouvoir et expérience», elle tente de répondre «terrain et ouverture». Aux ambitions personnelles des uns et des autres, elle essaie d’opposer un élan populaire qui la porte presque malgré elle. Elle affirme que les soutiens qu’elle enregistre lui donnent «des devoirs» mais «aucun droit».
 
Trop humble pour être naïve, pas assez fragile pour être laminée, trop déterminée pour abandonner, Ségolène Royal est une femme politique qui sait incontestablement ce qu’elle veut et où elle va.

 

Donnez votre opinion en laissant un commentaire (lien en fin d'article)

et terminez l'histoire suivant votre sensibilité :

Sarko et ségo sont dans un bateau.............

Repost 0
Published by no name - press - dans PORTRAITS - PERSON NALITES
commenter cet article
13 avril 2006 4 13 /04 /avril /2006 12:35
La suspension, lundi, de l'aide directe européenne au gouvernement palestinien a été qualifiée hier d'« erreur » par Moscou. Mais une porte-parole du haut représentant pour la politique extérieure de l'Union, Javier Solana, a rétorqué hier qu'elle était conforme à la politique du « quartette » sur le Proche-Orient (Union européenne, Etats-Unis, Russie, ONU), qui avait prévenu, fin mars, que l'entrée en fonction d'un gouvernement du mouvement radical Hamas aurait « inévitablement un effet sur l'aide directe » qui lui est versée. Le Hamas est considéré par Washington et Bruxelles comme une organisation terroriste et ne reconnaît pas le droit à l'existence d'Israël. L'aide directe européenne représente le quart du budget de l'Autorité palestinienne, mais l'Union va continuer son assistance humanitaire. Par ailleurs, le gouvernement israélien a entériné hier la décision, prise le 9 avril par le Premier ministre Ehud Olmert, de rompre les contacts avec l'Autorité palestinienne, devenue une « entité terroriste hostile » depuis l'arrivée au pouvoir du Hamas suite aux législatives de fin janvier. Le gouvernement israélien a aussi décidé de boycotter les diplomates étrangers qui rencontreraient des ministres du Hamas. Tel-Aviv a toutefois précisé qu'il ne disqualifiait pas personnellement le président de l'Autorié palestinienne, Mahmoud Abbas. Celui-ci a demandé hier à des soldats du Fatah, son parti, de prendre le contrôle de la frontière entre Gaza et l'Egypte, au détriment des troupes du ministère de l'Intérieur, dirigées par le Hamas.
 
MADRID, 12 avril (XINHUA) -- L'organisation séparatiste ETA a  indiqué mardi qu'elle voulait mener "à son terme" le processus  politique initié dans sa déclaration de cessez-le-feu permanent le mois dernier.  Cependant, l'ETA a également averti que sans mesures  audacieuses, le processus ne pourrait pas avancer. La déclaration de l'ETA dans son bulletin interne d'avril a été diffusée par la radio et la télévision en langue basque.  L'ETA a indiqué que la clef du conflit se trouvait dans le  respect de la volonté des citoyens, mais elle a reconnu que le  processus serait "long et irrégulier".  L'ETA a appelé à une amnistie générale pour tous les  prisonniers, l'expulsion des forces armées et de la police du Pays basque, et pour la "désactivation des organisations spéciales de  la police locale". Si le processus est construit sur ces bases, "nous serons  devant une situation favorable pour surmonter le conflit", a  souligné le bulletin de l'ETA. Fin 

Malgré l’opposition du PS et du PCF, l’Assemblée nationale a adopté hier la proposition de loi UMP sur "l'accès des jeunes à la vie active en entreprise" qui doit remplacer le CPE. Le texte prévoit notamment d'accorder une aide à tout employeur qui embaucherait en CDI un jeune de 16 à 25 ans de faible qualification, ou titulaire d'un contrat d'insertion dans la vie sociale (Civis), ou habitant en zone urbaine sensible. On parle d’une aide de 400 euros par mois la première année, et de 200 euros par mois la deuxième. Le point qui fait problème, pour l’opposition et pour l’UDF, est que cette loi augmente les charges de l’Etat, ce que la Constitution, dans son article 40, interdit à un texte d'initiative parlementaire. Imparfait sur le plan juridique, le texte sera quand même transmisau Sénat aujourd’hui, pour une adoption définitive par le Parlement. Il pourrait alors être promulgué d’ici à quinze jours.

Après un entretien avec le Premier ministre, Xavier Bertrand qui disait vouloir aller vite, a déclaré que finalement le projet de loi sur l’interdiction de fumer dans les lieux publics ferait l’objet d’une large consultation nationale dans les prochains mois.

La présidente du Poitou-Charentes était restée très prudent sur ses intentions jusqu’ici. Deux sondages parus cette semaine la donnent gagnante dans un hypothétique second tour contre Nicolas Sarkozy. Après avoir franchi une première étape dans le « Grand journal » sur Canal + , mardi soir, en déclarant que « si les choses restaient comme ça », elle serait « probablement candidate », Ségolène Royal a fini par déclarer hier sur le chat Internet de LCI qu’elle briguera l’investiture du parti socialiste pour les présidentielles de 2007. « Voilà, c’est dit », a-t-elle conclu.

Le tribunal de commerce de Lille a désigné un homme d’affaires (Jean-Pierre Brunois) et un journaliste (Olivier Rey) pour reprendre le quotidien. Les deux hommes, qui avaient déjà failli racheter France Soir en 2004, veulent en faire un journal populaire, sur le modèle des tabloïds anglais comme le « Daily Mirror » ou le « Sun ». Apprenant la nouvelle, la rédaction s’est mise en grève et France Soir ne paraîtra pas aujourd’hui
Repost 0
Published by padraig - dans NEWS
commenter cet article
12 avril 2006 3 12 /04 /avril /2006 08:41

Nicole Richie : Elle tente de renouer avec son ‘’ex’’ Adam Goldsein… elle lui a promis de s’assagir. Ils se sont offert une escapade tendresse au Mexique et…l’histoire est repartie.

Britney Spears : elle a retrouvé le sourire et plus accro que jamais à son Kevin, elle lui a offert une surprise pour son 28è anniversaire. Elle a dépensé 90 000 euros entre les jeux, une imitatrice et quelques jours plus tard le lancement de l’album de son chéri.

David Beckham : Il avoue souffrir de troubles obsessionnels compulsifs : tout doit aller par paires, tout doit être placé en ligne droite. Il met ses cannettes de Pepsi dans le fr igo et s’il y a un nombre impair il range le surplus dans un autre placard. Il prend aussi plaisir à la douleur qu’il ressent lorsqu’il se fait tatouer…Il voudrait bien se débarrasser de ses manies !

Repost 0
Published by padraig - dans PEOPLE
commenter cet article
12 avril 2006 3 12 /04 /avril /2006 06:02
Pour une poignée de voix, Il Professore Romano Prodi (Unione, coalition de gauche) disposait encore hier soir d'une très légère avance sur son rival Silvio Berlusconi (Maison des Libertés, droite) aux élections législatives italiennes. Mais l'inconnue sur la répartition des sièges au Sénat risquait d'ores et déjà de rendre le pays ingouvernable. Le leader de l'Unione, Romano Prodi, pourrait en effet avoir remporté les élections législatives des 9 et 10 avril, mais avec une trop courte avance pour s'assurer l'indispensable majorité dans les deux chambres.  
Au Sénat, selon les projections du ministère de l'Intérieur, la gauche et la droite se trouvaient hier soir dans un incroyable coude à coude, tout juste séparées de quelques milliers de bulletins de vote. A la Chambre des députés, l'écart de la coalition de gauche avec la Maison des Libertés de Berlusconi semblait un peu plus consistant (environ trois points), même si certains sondages n'excluaient pas un renversement de tendance final. Les résultats définitifs ne devaient arriver que tard dans la nuit.
Tout au long de l'après-midi, les électeurs de l'Unione ont tremblé au rythme des sondages. A la fermeture des bureaux de vote, à 15 heures, les premières estimations fournissaient en effet à la coalition de gauche une large avance (jusqu'à cinq points) dans les deux chambres. Mais au fil du dépouillement, l'écart n'a cessé de se resserrer au Sénat.
Virulente campagne. Au bout du compte, c'est la coalition de Silvio Berlusconi qui pourrait disposer d'une courte majorité en sièges dans la Chambre haute. La virulente campagne populiste menée par le président du Conseil dans les dernières semaines semble avoir donc payé et permis de mobiliser nombre d'indécis au profit de la droite. Le taux de participation du scrutin atteint finalement les 83,6 %.
«Une chose est claire : les Italiens ont décidé de renvoyer Silvio Berlusconi à la maison», tentaient néanmoins de soutenir les responsables de l'Unione. Mais le coeur n'y est plus vraiment. D'autant que les Démocrates de gauche (DS) obtiennent 18 %, un score à peine supérieur à celui de 2001 et la Marguerita 10,5 %. Ce sont les petites formations de l'Unione qui ont le plus profité de ces élections.
Référendum. A droite, Forza Italia, le parti de Berlusconi, reste de loin la première force de la Maison des Libertés et du pays, avec 23,6 % des suffrages. Un résultat sans surprise dans des élections qui s'étaient transformées en référendum pour ou contre Berlusconi. «La logique de confrontation et de l'extrême dramatisation voulues par le Premier ministre a porté ses résultats : son parti reste la première force politique du pays», estime le politologue Stefano Folli.
Les alliés de Berlusconi ne sont pas parvenus à rééquilibrer les rapports de force au sein de la droite. Alliance nationale n'obtient que 12,6 %, ce qui constitue un échec personnel pour le ministre des Affaires étrangères, Gianfranco Fini. Les démocrates chrétiens de l'UDC obtiennent, quant à eux, 6,7 % des voix et la Ligue du Nord 3 %.
Repost 0
Published by mileprod - dans POLITIQUE
commenter cet article
11 avril 2006 2 11 /04 /avril /2006 19:01
Interview de Nicolas Sarkozy
Ministre d’Etat, de l’Intérieur et de l’Aménagement du Territoire
Président de l’UMP
Le Figaro du 11 avril 2006

Quelle est la différence entre remplacement et abrogation ?
Abrogation ou retrait, je n'ai jamais voulu qu'on emploie ces mots. Ce n'est pas que de la sémantique ! L'abrogation, cela veut dire que l'on tourne la page, qu'il n'y avait pas de problème d'insertion des jeunes en entreprise. Le remplacement, cela veut dire que le dispositif proposé par le gouvernement a suscité des malentendus et même qu'il n'était pas totalement pertinent mais que l’objectif de traiter la question de l’insertion des jeunes dans la vie active était fondé et le demeure. On a donc décidé de remettre le sujet sur le métier et de remplacer le dispositif d’origine par un autre.

Cela ne permet-il pas aussi de sauver la face du premier ministre ?
Je suis parfaitement d'accord pour dire que l'on ne sort pas d'une crise en humiliant qui que ce soit. La politique est une affaire de long terme. Personne n'a à gagner à l'humiliation.

Ne craignez-vous pas qu'une partie de l'électorat vous reproche d'avoir capitulé, comme beaucoup de gouvernements de droite depuis vingt-cinq ans ?
Cela fait quatre ans qu'on me fait le procès inverse, sans d'ailleurs que cela m'impressionne. Les mêmes qui me trouvaient trop dur dans la crise des banlieues ne vont pas m'expliquer maintenant que je suis trop faible ! Je voudrais m'adresser aux électeurs de droite et les faire réfléchir. Nos électeurs les plus fermes à droite veulent qu'on ne cède pas à la rue, et ils ont raison. Mais ils voulaient aussi que la pagaille s'arrête et qu'on ne se retrouve pas avec une nouvelle affaire Malik Oussékine, qui conduit au désastre. Je ne suis pas là pour faciliter la tâche de la gauche. Or, j'affirme que cela aurait été un cadeau à la gauche, que lui donner un espace, que de vouloir imposer une réforme qui n'était pas perçue par les Français comme juste. Dans ces conditions, le risque n'était pas de modifier une réforme, c'était de s'entêter. La gauche n'a rien à proposer, rien à dire, rien à défendre. Elle ne peut se nourrir que des erreurs de la droite.

Est-ce une façon de dire que vous n'avez jamais approuvé le CPE ?
Pourquoi faudrait-il, parce qu'on est de droite, défendre un dispositif qui avait fini par n’être ni voulu par les chefs d'entreprises, ni accepté par les syndicats réformistes. Quand on a la CGC sur la même ligne que la CGT, nous ne pouvions que nous interroger sur la méthode et sur le fond. C'est ce que nous avons fait. Qui peut me le reprocher ? Si vous voulez me faire dire qu'il aurait mieux valu ne pas se lancer dans cette affaire, je suis assez d'accord. Mais à partir du moment où l'on y était, il fallait s'en sortir, vite et le moins mal possible.

Avez-vous exprimé vos réserves sur le CPE à Dominique de Villepin dès le début ?
Non. Je suis ministre de l'Intérieur. Tous les jours ou toutes les semaines, le gouvernement élabore des projets. Croyez-vous que l'on appelle à chaque fois le ministre de l'Intérieur pour lui demander s'il est d'accord ou pas ? Mais je prends toute ma part de la situation actuelle, comme ministre et comme président d'un parti qui a voté le CPE. Je suis responsable, je suis solidaire et parce que je suis responsable et solidaire j'essaie de participer à la sortie de crise.

Un président qui arbitre sur une proposition de loi, n'est-ce pas tordre les institutions ?
Vous savez que je souhaite renforcer le rôle du Parlement. Ceci dit est-il anormal que les parlementaires de la majorité soient en accord avec le président quand ils sont de la même sensibilité ? Je souligne d'ailleurs que c'est la première fois que la fusion s'opère à ce point au sein de l'UMP entre gaullistes, libéraux et centristes.

Reste le courant villepiniste...
Je ne sais pas si c'est un courant. Mais j'ai toujours dit que j'étais ouvert à la concurrence, qui permet d'étalonner les valeurs. Il n'y a pas de candidat obligatoire à l'UMP. Pour ceux qui veulent être candidats à la candidature, bienvenue ! A vous de dire si à la sortie de cette crise, la situation est plus confuse, ou si elle l'est moins.

La violence de la crise entre sarkozystes et villepinistes ne laissera-t-elle pas des traces ?
Il n'y a pas de sarkozystes. Je suis président de l'UMP donc de toute la famille. En agissant comme je l'ai fait, j'ai protégé ma famille politique et j'ai eu le souci de l'intérêt général. Je ne vais quand même pas m'excuser parce que les sondages désignent le président de l'UMP comme celui qui a été plutôt mieux compris ! Mes deux mots d'ordre, dans cette crise, ont été lucidité et unité. Lucidité, parce que j'ai indiqué dès le début que tout ceci ne serait pas compris. Mais unité, parce que mon but n'est pas d'être fort dans une famille devenue faible.

Pour sortir du blocage, le gouvernement a passé la main à l'UMP. Le communiqué de Jacques Chirac hier matin met-il fin à la crise de régime dénoncée par l'opposition ? C'est un argument que je connais bien pour l'avoir souvent entendu dans la bouche des socialistes qui expliquaient déjà que le Général de Gaulle était illégitime. Quand on n'a rien à dire sur le fond, on crie, on hurle et on dénonce la crise de régime. Or il se trouve que dans la Constitution les partis politiques concourent à l'expression de la souveraineté populaire. J'ai le souvenir d'un parti socialiste qui reprochait aux gaullistes d'être des godillots. J'ai toujours dit que le rôle de l'UMP n'était pas seulement de soutenir le gouvernement, mais de le précéder, de lui rendre service en montrant la voie et en donnant la parole à nos électeurs. Que l'UMP ait pu être une force de dialogue et de proposition, qui pourrait s'en plaindre ?

Mais que le gouvernement joue les utilités, c'est plutôt inédit sous la Vème République...
C'est caricatural ! Sur le sujet qui nous occupe, pour sortir de la crise, le Premier ministre, en tout état de cause, a pris des décisions. Et on ne peut pas réduire l'action du gouvernement de Dominique de Villepin au seul CPE. Il y a eu la mise en place du CNE qui est un succès, et, à la suite de Jean-Pierre Raffarin, il a conduit une politique économique qui donne des résultats probants en matière de réduction du chômage. Depuis un an, le gouvernement de Dominique de Villepin travaille beaucoup et bien.

Il n'empêche : le premier ministre a-t-il encore une autorité sur sa majorité et sur le gouvernement ?
Oui. Le premier ministre non seulement peut mais doit continuer à travailler. J'ai été, il ne faut pas l'oublier, celui qui a connu un grand nombre de crises et de problèmes. Je sais que cela se surmonte, pour ceux qui ont le tempérament, l'energie, la volonté. Ce n'est pas moi qui dirai qu'une crise condamne quelqu'un. Il faut prendre un peu de recul. Le premier ministre fait du bon travail au service de la France. Et j'ajoute que quel que soit le candidat en 2007, celui-ci aura besoin de tout le monde. Ce sera difficile, ça se jouera comme toujours en France à 51/49, c'est-à-dire sur les marges.

On a prêté à Dominique de Villepin l'intention de démissionner. Y avez-vous cru?
Non, jamais.

Y-a-t-il eu pression du premier ministre sur le président?
Je n'en ai jamais été témoin. Ce que je peux dire, c'est que jamais depuis longtemps je ne me suis retrouvé autant en phase avec le président de la République que ces dernières semaines.

Pourquoi alors a-t-il fallu autant de temps pour sortir de la crise ?
Nous n'étions pas tous d'accord sur la gravité de la situation et sur la profondeur du malentendu avec les jeunes et les organisations syndicales. En tant que ministre de l'intérieur, j'étais bien placé pour disposer d’informations sur la radicalisation du mouvement. Cela m'a alerté et inquiété. Il fallait que les étudiants et les lycéens reprennent leurs cours. Il fallait vite en sortir. C'était une question d'appréciation. J'ai pris mes responsabilités. J'ai fait savoir ce qu'il en était. J'ajoute que c'est une grande satisfaction pour moi que les forces de l'ordre aient pu gérer cinq manifestations nationales sans qu'il y ait une bavure, et qu'il y ait eu 3700 interpellations de casseurs grâce à leur action.

Après ce que nous venons de vivre, le thème de la rupture est-il toujours d'actualité pour 2007 ?
Plus que jamais ! Je n'ai en rien renoncé à la rupture, elle est plus que jamais nécessaire. Si nous voulons répondre aux espoirs des Français, de grands changements sont indispensables. Simplement j'appelle mes amis à comprendre que la rupture ne sera acceptée des Français que si elle est perçue comme juste. Les Français acceptent les efforts, à condition de comprendre ce qu'ils gagneront en échange. Le mot justice n'est pas la propriété de la gauche. Le CPE a pu donner le sentiment que les jeunes étaient stigmatisés. Je ne voudrais pas maintenant que l'idée de la réforme soit emportée avec cette malheureuse affaire. Je veux décomplexer la droite, mais je n'accepterai pas qu'elle soit caricaturée. J'ajoute que la précarité est une réalité d'aujourd'hui, pas un risque pour demain. Je veux mettre le changement et la réforme au service de nouvelles sécurités pour les Français.

Cette affaire n'aura donc pas d'impact sur votre projet ?
Non, car j'ai toujours parlé de réforme juste. Chacun pourra le constater lors du grand rassemblement de tous les cadres et tous les élus du mouvement de l'UMP qui se tiendra le 13 mai sur la méthode, le rythme et le sens de la réforme. La question n'est pas de tenir à tout prix sur toutes les réformes. On tient sur les réformes essentielles - comme les retraites - et sur les réformes qui sont vécues comme justes. Pour le reste faire un compromis n'est pas une preuve de faiblesse.

Quelles réformes proposerez-vous lors de cette convention de l'UMP ?
L'une de nos propositions-phares, qui aurait permis d'éviter la crise du CPE, sera d'inscrire dans la loi que la priorité soit donnée aux partenaires sociaux pour traiter des questions sociales. S'ils ne se mettent pas d'accord, le gouvernement et le parlement auront toute légitimité à prendre les choses en main. Autre proposition majeure : prévoir par la loi un vote à bulletins secrets à la fin de la première semaine de conflit dans les universités, les entreprises et les administrations pour s’assurer si la grève est majoritaire ou non. Je proposerai aussi le non-remplacement d'un fonctionnaire partant à la retraite sur deux. C’est indispensable si on veut réduire notre endettement

La flexibilité peut-elle être perçue comme juste par les Français ?
J'en suis sûr. On doit donner davantage de flexibilité aux entreprises, mais dans un rapport gagnant-gagnant. La CGT elle-même travaille sur le thème de la sécurité sociale professionnelle que j'ai développé. Les Français voient bien que le monde change ! Raison de plus pour faire attention à la justice des réformes. Si les chefs d'entreprises veulent pouvoir adapter leurs effectifs à la réalité des carnets de commandes, il faut que les salariés en reçoivent la contrepartie. Je suis pour qu'on encadre les procédures de licenciement, qu'elles ne puissent pas dépasser six mois, et qu'en échange on augmente les indemnités de licenciement, les obligations de formation au bénéfice du salarié et l'accompagnement vers la reprise d'un emploi. On peut parfaitement trouver une solution qui donne de la flexibilité aux entreprises et de la sécurité aux salariés.

Vous avez dit qu'il n'était pas question pour vous de quitter le gouvernement pendant la crise. Mais après ?
Mon calendrier n'a pas changé. L'UMP choisira son candidat en janvier 2007. D'ici-là, la priorité est au travail.

Que va pouvoir faire le gouvernement dans les 13 prochains mois ?
Beaucoup de choses. J'ai proposé au premier ministre que nous présentions ensemble début mai le texte sur l'immigration. C'est un sujet majeur qui engage l'identité de la France. Je souhaite aussi, pour la fin mai, que nous mettions en œuvre pour la première fois dans l'histoire de la République, une politique de prévention de la délinquance, avec des sujets très lourds, comme la réforme de l'ordonnance de 1945 sur les mineurs, dont ce qui vient de se passer avec les casseurs montre d'ailleurs l'urgence. Songez que sur 80 mandats de dépôts à la suite des dernières manifestations, un seul mineur a été mis en situation d'enfermement ! Croyez-moi, 2006 sera une année utile.

Interview : les raisons d'un report
Je dois être responsable. C'est la raison pour laquelle j'ai différé l'interview du Figaro. Je m'en excuse auprès de ses lecteurs, mais j'ai pensé que je ne pouvais prendre la parole publiquement qu'une fois que nous nous serions mis tous d'accord sur un scénario de sortie de crise. C'était ma contribution à l'unité, et je ne le regrette pas
Repost 0
Published by LE FIGARO - dans POLITIQUE
commenter cet article
11 avril 2006 2 11 /04 /avril /2006 13:09
Le Premier ministre a publiquement reconnu sa défaite hier lors d'une allocution radio-télévisée. Le CPE est définitivement enterré, et un nouveau projet de loi est à l’étude ce mardi à l’Assemblée. On devrait dès ce soir en savoir plus sur ce qui remplacera le fameux article 8. On parle pour le moment d’un contrat aidé en faveur des jeunes les moins qualifiés (il s’agirait de subventionner les entreprises qui embauchent en CDI des jeunes de -26 ans non qualifiés, leur garantissant ainsi l’accès à l’emploi et la formation).
Le chef du gouvernement ne compte pas "baisser les bras" pour autant. Il dissocie finalement sa fonction de Premier ministre et son image du dossier CPE, dont il faisait une affaire personnelle, pour se maintenir à Matignon et po ursuivre sa mission : trouver une solution au chômage des jeunes.
Repost 0
Published by padraig - dans SOCIETE
commenter cet article
11 avril 2006 2 11 /04 /avril /2006 12:59
prison
 Le Monde du 11/04
 
Toxicomanes, malades du sida, sans domicile, psychopathes : une fois leur peine de prison purgée, ces détenus de la maison d'arrêt de Fresnes vont, à l'avenir, retrouver la liberté sans aucun accompagnement. Car, faute de budget, la structure qui les prenait en main jusqu'à présent, le Quartier intermédiaire sortants (QIS), va fermer. Les éducateurs, travailleurs sociaux et médecins travaillant au QIS sont inquiets : ces prisonniers "incasables" ont impérativement besoin d'aide pour trouver un hébergement, un centre de post-cure, une formation ou, au mieux, un travail. Parmi les exemples, on cite celui d'un homme, incarcéré pour la première fois, qui s'est fait violer par son compagnon de cellule après s'être fait administrer un somnifère, et doit voir d'urgence le médecin psychiatre. Libérable dans deux mois, indigent, il ne pense plus qu'au suicide.
Un autre, psychopathe à 20 ans, qui vient de passer 75 jours au quartier disciplinaire et frappe tous ceux qui passent devant lui. Il arrive au terme de sa peine et doit quitter la prison. Cet autre, enfin, qui avait une femme, un enfant, un travail avant de sombrer dans le crack et de retourner en prison et qui s'apprête aussi à sortir.
L'équipe du QIS, qui comptait six personnes à temps plein, vient de passer à deux. "Il ne reste plus qu'un éducateur et un médecin. Nous ne pouvons plus rien faire", résume Christiane de Beaurepaire, psychiatre, médecin chef du service médicopsychologique régional (SMPR) de Fresnes, dont dépend le quartier sortants.
Aucune annonce officielle n'a été faite. C'est à l'occasion de plusieurs départs (retraite et mutations) que les personnels ont découvert que les postes ne seraient plus pourvus. Paul Rosner, l'un des éducateurs a été convoqué mardi 4 avril : "on m'a dit de rester chez moi", indique-t-il. "Nous sommes les seules personnes habilitées à préparer ces détenus à la sortie, témoigne Jocelyne Moulin, l'autre éducatrice. Personne n'en veut car ils ne sont pas assez fous pour les services de psychiatrie et trop fous pour les centres d'hébergement et de réadaptation sociale. Si nous disparaissons, ils sortiront sans rien, à la rue."
"LOGIQUE COMPTABLE"
Le QIS existe depuis quinze ans... à titre expérimental. Il n'a jamais bénéficié d'un financement pérenne. Géré par l'hôpital psychiatrique Paul-Guiraud de Villejuif, il est financé par des crédits de la Mission interministérielle de lutte contre la drogue et les toxicomanies. Or, celle-ci est en pleine réorganisation. "Nous sommes dans une période d'incertitude totale. On nous avait dit que l'activité serait supprimée à terme", explique le directeur de l'hôpital Paul-Guiraud, Eric Graindorge.
L'autorité de tutelle, la direction départementale de l'action sanitaire et sociale (Ddass) du Val-de-Marne, assure qu'après "un début d'année sans aucune lisibilité budgétaire", les subventions seront reconduites en 2006.La Ddass propose que le quartier sortants soit intégré à une autre structure présente dans la prison, le centre spécialisé de soins aux toxicomanes. Mais celui-ci n'a pas pour vocation la réinsertion des détenus. Et il n'est pas garanti que le budget suive.
L'expérience du QIS est pourtant positive : une majorité de ceux qui ont été aidés ne reviennent pas en prison. La direction de la maison d'arrêt de Fresnes le soutient. Car le quartier joue également un rôle irremplaçable de pompier. Le service prend en charge de petits groupes - huit personnes, pendant quatre semaines, en roulement. Une centaine de détenus en bénéficient chaque année, sur les quelque 1 000 toxicomanes qui défilent à Fresnes. Trop peu ? "C'est un travail de dentellière. Il n'y a que comme cela que ça marche, affirme le docteur de Beaurepaire, mais nous sommes face à des logiques comptables."
En prison, où huit détenus sur dix souffrent d'un trouble psychiatrique, les moyens manquent dramatiquement. "Je vais déposer un droit d'alerte en juin, annonce d'ores et déjà le médecin chef de Fresnes. Car pour 2 000 détenus, il n'y aura à cette date plus qu'un seul infirmier, contre cinq actuellement, et deux médecins et demi. Notre sécurité, comme celle des détenus, ne peut plus être assurée."
Nathalie Guibert
Repost 0
Published by LE MONDE Nathalie Guibert - dans SOCIETE
commenter cet article